Rechercher
Rechercher

Liban

La réponse de Michel Hajji Georgiou

Par-delà les atteintes personnelles et le style peu étonnant utilisé par l’ancien directeur général de la Sûreté générale à notre égard, et sur lesquels nous ne nous attarderons guère, il convient de mettre en évidence la contradiction flagrante sur laquelle repose la réponse du général Sayyed. Ainsi montre-t-il, d’une part, les limites de sa conception du journalisme et de la liberté d’expression lorsqu’il considère que nous n’exprimons là non pas une opinion personnelle, mais exclusivement celle d’un camp politique, en l’occurrence celle du « camp du 14 Mars » – avant de reconnaître, plus bas, que la phrase incriminée pourrait être une « opinion personnelle » et « politique » de notre part. Reconnaissance qui rend d’ailleurs caduque tout le reste de sa réponse, fondée sur un amalgame d’interprétations et de suppositions, et non sur le texte écrit qu’il incrimine.
Ensuite, la phrase en question portait non pas sur la période post-2005, mais exclusivement sur la période de l’occupation syrienne, durant laquelle le général Sayyed était l’un des chefs de file éminents de la caste sécuritaire libano-syrienne (fait qu’il ne nie d’ailleurs à aucun moment dans une réponse élaborée sur le mode victimaire et totalement hors contexte). Sans compter que la question de son incarcération est, dans le cadre de notre article, totalement hors propos et ne change rien au fait que des excès ont été commis durant la période antérieure au 14 février 2005.
Enfin, le général Sayyed admet lui-même à la fin de sa réponse l’existence d’excès potentiels, puisqu’il appelle ceux qu’il pourrait avoir potentiellement lésés à porter plainte devant la justice. À sa logorrhée, doublée d’une intimidation de confronter notre opinion libre par un procès, nous nous contenterons de lui rappeler que c’est le peuple libanais qui, le 14 mars 2005, a prononcé sa sentence impitoyable contre les excès de la caste sécuritaire, dont M. Sayyed était l’une des figures de proue, en réclamant ouvertement le départ des chefs sécuritaires ; excès si nombreux d’ailleurs qu’ils restent impossibles à reproduire ici, puisqu’il faudrait non pas une seule page, mais tout un journal, pour en dresser une liste exhaustive.

M.H.G.
Par-delà les atteintes personnelles et le style peu étonnant utilisé par l’ancien directeur général de la Sûreté générale à notre égard, et sur lesquels nous ne nous attarderons guère, il convient de mettre en évidence la contradiction flagrante sur laquelle repose la réponse du général Sayyed. Ainsi montre-t-il, d’une part, les limites de sa conception du journalisme et de la liberté d’expression lorsqu’il considère que nous n’exprimons là non pas une opinion personnelle, mais exclusivement celle d’un camp politique, en l’occurrence celle du « camp du 14 Mars » – avant de reconnaître, plus bas, que la phrase incriminée pourrait être une « opinion personnelle » et « politique » de notre part. Reconnaissance qui rend d’ailleurs caduque tout le reste de sa réponse, fondée sur un...
commentaires (10)

Ce "Sieur de Beau Sieur" pas "si Sorcier que ça ni si Sieur" espère, par ses nouveaux "tours de bonneteau" comme du temps de sa domination "Insolente" passée et dépassée, nous faire considérer naïvement tous ses simples actes comme des événements "historiques et héroïques". Tout simplement ! En dissimulant ses traits d’une "triviale" bonhomie "non-appétissante" sous le couvert du grand serviteur de l’Etat "Respecté ?" ! Toutes les illusions qu’il répand ne suffiront plus à lui, ses "sbires", ses "porteurs d’eau" et "affidés" pour dissimuler le contenu plus que "mesquin" de "leurs mauvaises et arrière-pensées" ! Et "si peu héroïque" qu’il soit, la "terreur" imposé par ses "acolytes" et lui n’en avait pas moins été nécessaire pour le mettre au devant de la scène durant toute sa période longtemps passée et dépassée ! Il évoque ainsi "les esprits du passé" pour pouvoir réapparaitre cette fois sous ce nouveau respectable aspect avec ce nouveau langage profondément "niais, biaisé" et emprunté ! Ce personnage à "tendance grave" tente, dans cette platitude ambiante, de "faire figure de haute plénitude". Mais il n’est qu’ "une superstition du passé" ! Ce n’est pas la caricature du Passé mais le Passé lui-même sous son aspect "caricatural", l’aspect sous lequel il apparait maintenant six ans après ! Il fut de tout temps profondément l'objet du "dédain" et de l’indifférence de tous les éléments Sains Libanais ! Il ne fait que "parodier" les Grands Hommes, beaucoup "plus grands que lui" "du Lointain" Grand Passé ! Nous n'y voyons que "le coup de force" d'une personne seule. Nous le grandissons ainsi au lieu de le "diminuer", en lui attribuant par là toute once d'initiative personnelle ! Mais, "tout Mensonge méritera de Périr" ! Et "méritera de Disparaître, tout ce qui existe de Mal" ! Vivement le Fatal Tribunal !

KARAMAOUN Antoine-Serge

09 h 46, le 22 juillet 2011

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (10)

  • Ce "Sieur de Beau Sieur" pas "si Sorcier que ça ni si Sieur" espère, par ses nouveaux "tours de bonneteau" comme du temps de sa domination "Insolente" passée et dépassée, nous faire considérer naïvement tous ses simples actes comme des événements "historiques et héroïques". Tout simplement ! En dissimulant ses traits d’une "triviale" bonhomie "non-appétissante" sous le couvert du grand serviteur de l’Etat "Respecté ?" ! Toutes les illusions qu’il répand ne suffiront plus à lui, ses "sbires", ses "porteurs d’eau" et "affidés" pour dissimuler le contenu plus que "mesquin" de "leurs mauvaises et arrière-pensées" ! Et "si peu héroïque" qu’il soit, la "terreur" imposé par ses "acolytes" et lui n’en avait pas moins été nécessaire pour le mettre au devant de la scène durant toute sa période longtemps passée et dépassée ! Il évoque ainsi "les esprits du passé" pour pouvoir réapparaitre cette fois sous ce nouveau respectable aspect avec ce nouveau langage profondément "niais, biaisé" et emprunté ! Ce personnage à "tendance grave" tente, dans cette platitude ambiante, de "faire figure de haute plénitude". Mais il n’est qu’ "une superstition du passé" ! Ce n’est pas la caricature du Passé mais le Passé lui-même sous son aspect "caricatural", l’aspect sous lequel il apparait maintenant six ans après ! Il fut de tout temps profondément l'objet du "dédain" et de l’indifférence de tous les éléments Sains Libanais ! Il ne fait que "parodier" les Grands Hommes, beaucoup "plus grands que lui" "du Lointain" Grand Passé ! Nous n'y voyons que "le coup de force" d'une personne seule. Nous le grandissons ainsi au lieu de le "diminuer", en lui attribuant par là toute once d'initiative personnelle ! Mais, "tout Mensonge méritera de Périr" ! Et "méritera de Disparaître, tout ce qui existe de Mal" ! Vivement le Fatal Tribunal !

    KARAMAOUN Antoine-Serge

    09 h 46, le 22 juillet 2011

  • mr MHG a une vision très diversifiée en amont j'avoue ca. mais en aval il va malheureusement dans une seule direction et j'avoue encore une fois que des milliers de réponses et de paperasses ne changeront rien même si la vérité lui est offerte sur une plateau en or.

    ali chehimi

    07 h 33, le 22 juillet 2011

  • À ma connaissance, Monsieur Jamil El Sayed a commis une négligence impardonnable en ne veillant pas à garder les indices du lieu du crime de Monsieur Rafic El Hariri intactes pour les besoins de l'enquête. On n'a pas besoin d'être un chef sécuritaire pour connaître cette règle élémentaire. De plus, il s'est avéré que son service sécuritaire était nul. Il aurait du prévoir et empêcher un tel crime de se produire. Je pense que c'est lui qui doit des excuses au peuple libanais. Il n'y a pas de fumer sans feux... Et d'ailleurs Monsieur El Sayed n'a pas été complètement blanchi... Dolly Yazbek

    Dolly Yazbek

    05 h 25, le 22 juillet 2011

  • Monsieur Samir el khoury, je trouve que vous avez exprimé ma propre opinion. Puis je vous consulter sur d'autres sujets. emmanuelleisaac@yahoo.com. Je remercie le forum de publier ce message.

    Emmanuelle Ishac

    03 h 21, le 22 juillet 2011

  • Je n'ai pas de sympathie pour Jamil Sayyed. Décideur et exécuteur d'un système policier qui a sévit au Liban, profiteur sans vergogne, il n'en a pas moins été à son tour victime de décisions qui me semble, pour autant que je maîtrise les éléments de son dossier judiciaire, avoir été conduite en rupture totale avec les droits de la défense. Alors que faut il faire? L'admettre et donner à M Sayyed la possibilité de "blanchir son honneur" sur cet aspect particulier. D'autres volets, relatifs à son comportement lors de l'ère d'occupation syrienne pourront être déterrés et faire l'objet de poursuite. Il se défendra alors comme il peut en invoquant sa subordination à une hiérarchie. Argument principal de la défense de Klaus Barbie qui a convaincu beaucoup plus que pour Honecker ou Egon Krenz (RDA). Autrement, assumer les conséquences de la "justice privée". Tout en sachant que M Sayyed n'est tout de même pas Talat Pacha. Et que pour l'assumer il faut le courage de Soghomon Tehlirian. On aura compris que ceci n'est pas un appel au crime mais à la lucidité. Roy ALLAM

    roy ALLAM

    02 h 57, le 22 juillet 2011

  • Désolé , mais la réponse de MHG au GJS n'est pas convaincante comme l'est celle de l 'excellent Generalissime .Que voulez-vous , c'est un dur et il est imbattable .

    JABBOUR André

    02 h 47, le 22 juillet 2011

  • Je constate avec plaisir que je ne suis pas le seul à montrer que les écrits de M.Hajji Georgiou ne sont pas exempts d'objectivité ..que ce journaliste fasse bien ce qu'Albert Camus considérait comme 'etant le plus beau metier du monde' est louable mais Camus disait aussi 'il vous force à vous juger vous meme ' !et c'est là que le bat blesse car il ne doit pas manquer à son ethique et éviter les dérapages provocateurs .... Selim Chams

    chams selim

    02 h 22, le 22 juillet 2011

  • Je n'ai pas une sympathie particulière pour J. Sayyed. Mais force est de constater que dans sa réponse, qui demeure un droit n'est-ce pas, il ne proféré aucune menace, il exige des excuses, tout a fait légitimes s'il s'est senti accusé a tort. Quant a l'action en justice pour propos diffamatoires, elle ne sort pas du cadre de la légalité. Cela fait aussi partie du jeu politico-journalistique. Il n'y a eu aucune intimidation, mais une liberté d'expression, des deux cotés.

    Tina Chamoun

    01 h 31, le 22 juillet 2011

  • Ce monsieur ose encore nier les excès de son règne noir, justement dans la période sécuritaire dont parle l'article de M Hajji Georgiou ? Encore une fois, il suffit d'évoquer sa surveillance illégale, ses menaces et ses intimidations contre le martyr de la presse Samir Kassir, qui ont contribué en fin de compte indirectement à désigner ce grand homme à l'assassinat. Dans l'espoir qu'il ait enfin la sagesse de ne plus évoquer ladite période de son règne, dont il se souvient bien et qu'il ne fait que rappeler au souvenir des citoyens de ce pays.

    Halim Abouchakra

    23 h 55, le 21 juillet 2011

  • M. Jamil Sayed, vous avez subi une injustice, nous en sommes convaincus et nous sommes révoltés autant que vous et vous appuyons, ainsi que les trois autres officiers libanais, face à vos détracteurs au TSL. Aussi nous avons maintes fois exigé que le TSL pour être crédible, doit d'abord poursuivre les faux témoins avant d'émettre des actes d'accusation. La surprise de ce jour vient de votre réaction et surtout de votre menace. Chacun est libre d'écrire ses convictions selon les bonnes règles, surtout un journaliste. Il n'est pas dit que ce journaliste en particulier soit toujours convaincant, mais sa liberté doit être respectée. Vous avez eu notre sympathie totale au TSL ainsi que votre fils et votre avocat. Evitez de vous frotter à la presse locale où l'intimidation est contre-indiquée. Ave.

    Samir EL KHOURY

    19 h 34, le 21 juillet 2011

Retour en haut