Face à une injustice aussi flagrante, face à un laisser-aller incompréhensible, doublé d’une inconscience scandaleuse, face à une floraison de lois d’un autre âge et que l’on dirait d’une autre planète, une jeunesse se retrouve déboussolée. Un litige qui dure depuis quarante ans sans avoir à ce jour été tranché, est-ce normal ? Ne faudrait-il pas s’arrêter là et dénoncer la spoliation, l’injustice, la monopolisation, la centralisation de toute l’activité d’une justice représentée par des juges qui, normalement, devraient être les pilotes de la barque sociale ? L’autorité gouvernementale devrait-elle s’exercer uniquement au profit d’une minorité privilégiée ? Le monopole octroyé à l’État à travers ses institutions aboutit malheureusement, dans un pays soi-disant démocratique, presque toujours au favoritisme né de l’incompétence et de l’arrivisme, vertus qui fleurissent admirablement dans les administrations publiques. C’est le règne de l’anonymat, dirais-je, chacun a son petit intérêt personnel envisagé sous l’angle le plus immédiat et le plus étroit. Dans cette ruée d’égoïstes féroces, on oublie forcément toutes les considérations utiles au citoyen et il en résulte de pitoyables conséquences. Nul n’ignore qu’un gâchis total s’étale dans les administrations gouvernementales, que l’on y gaspille, que l’on y manipule à qui mieux mieux sur le terrain de la concurrence... Comment pouvoir encore se taire ? Comment pouvoir continuer à se plier et attendre encore quarante ans, peut-être bien cent ans, pour récupérer un bien ? En bref, l’État se retrouve impuissant. Plus grave : il l’avoue et point n’est besoin là d’ajouter la moindre ligne.
Face à une injustice aussi flagrante, face à un laisser-aller incompréhensible, doublé d’une inconscience scandaleuse, face à une floraison de lois d’un autre âge et que l’on dirait d’une autre planète, une jeunesse se retrouve déboussolée.Un litige qui dure depuis quarante ans sans avoir à ce jour été tranché, est-ce normal ? Ne faudrait-il pas s’arrêter là et dénoncer la spoliation, l’injustice, la monopolisation, la centralisation de toute l’activité d’une justice représentée par des juges qui, normalement, devraient être les pilotes de la barque sociale ? L’autorité gouvernementale devrait-elle s’exercer uniquement au profit d’une minorité privilégiée ? Le monopole octroyé à l’État à travers ses institutions aboutit malheureusement, dans un pays soi-disant démocratique, presque...
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