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Liban - Prestige

Fini le Normandie, place au Zaitunay Bay...

Le dépotoir du Normandie n’en n’est plus un. Transformé en une immense dalle de béton plantée dans la Méditerranée, il a fait gagner à la ville de précieux hectares. C’est là que Farouk Kamal, PDG de Stow Capital Partners, compagnie d’investissement, de développement et de gestion immobilière basée à Londres, a décidé d’édifier un grand projet comprenant un yacht-club, des restaurants, des boutiques et des appartements de luxe, conçus par l’architecte américain Steven Holl.

Le célèbre ex-dépotoir du Normandie disparaît pour laisser la place à un mégaprojet comprenant un yacht-club, des restaurants, des boutiques et des appartements de luxe.

Après les Marina Towers, Farouk Kamal, PDG de Stow Capital Partners, s’empare du front de mer pour réaliser, en joint-venture avec Solidere, son nouveau projet : la Zaitunay Bay. Bordé par le Saint Georges d’une part et de l’autre par le futur parc qui portera le nom de l’ancien Premier ministre assassiné Rafic Hariri, Zaitunay Bay s’étend sur plus de 25 000 mètres carrés, dont 20 000 constructibles qui offriront un yacht-club avec piscine, 54 appartements de très haut standing, et 17 restaurants et boutiques, dont les toits composent une promenade publique qui s’étend sur 25 mètres de large, ponctuée de plans d’eau (reflective pools) à travers lesquels on peut voir l’intérieur des restaurants.
Les plans portent la signature de l’architecte américain Steven Holl, connu notamment pour le Musée d’art contemporain de Kiasma à Helsinki et le bâtiment Simmons Hall au MIT à Cambridge, dans l’État du Massachusetts, et détenteur de nombreuses récompenses, tels le prix Arnold W. Brunner section architecture de l’Académie américaine des arts et des lettres, la médaille d’honneur de l’Institut américain new-yorkais d’architecture, la prestigieuse médaille Alvar Aalto, la Honorary Fellow of the Royal Institute of British Architects, le Smithsonian Institute’s Cooper Hewitt National Design Award in Architecture et la grande médaille d’or de l’Académie française d’architecture. Nommé par le Time « meilleur architecte américain pour ses bâtiments qui satisfont aussi bien l’esprit que l’œil », Holl a été assisté dans le concept du projet par les deux jeunes architectes libanais installés dans la Grande Pomme, Ziyad Jamaleddine et Akram Kadi, designer de Beirut Exhibit Center, indique Samer Bsat, responsable du projet. Les plans sont exécutés par Nabil Gholam.
Zaitunay Bay, qui se veut un espace où se cristallisera l’animation de Beyrouth tout au long de l’année, déploie face à la mer un chapelet de 17 restaurants, pubs, bars, cafés et boutiques (dont celle de Sélim Mouzannar et Nada Debs) qui ouvriront leurs portes et terrasses dès septembre prochain.
À l’affiche de la gastronomie, la cuisine libanaise avec Karam sur Mer, Babel, mais aussi Zabad, où sera aux commandes le chef Karim Haïdar, porte-drapeau de la cuisine libanaise contemporaine en France (auteur de la carte du Liza et de La Branche d’olivier » et dont le hommos est arrosé d’eau de fleur d’oranger !). Par ailleurs, on dégustera au Moti Maha (cuisine indienne) le meilleur tandoor, et au Amarres (géré par l’équipe de Couqley) la cuisine française, alors qu’au Cro-Magnon, on aura droit aux portions gargantuesques de USDA Prime Beef. Au rendez-vous également, Mywater Front, Salmontini ;
le Signor Sassi (cuisine italienne) ; la brasserie et pub St Elmo’s (Joe Ghazal), sans oublier les tables plus décontractées, comme Paul, Lina’s, Classic Burger , Coffee Bean & Tea Leaf (qui propose une collection de saveurs exclusives de café et thé), Cozmo Café, etc. Le quartier retrouvera son aura frivole et prospère car la vie, aussi bien diurne que nocturne, promet d’être trépidante. Bref, le Tout-Beyrouth ou presque fera partie de l’aventure d’expansion. Samer Bsat est d’ailleurs formel : « Zaitunay Bay sera l’un des lieux magiques de la capitale. »

Au-delà de 20 000 dollars le m2
Quand au bâtiment yacht-club-résidences, il s’élève sur cinq étages et regroupe 54 appartements dont la surface varie entre 80 et 300 mètres carrés. Desservis par la Société des hôtels du Liban, neuf seront meublés par Nabil Dada et équipés de tout le nécessaire à la vie quotidienne, du linge au couvert, et mis en location pour un séjour à court, moyen ou long terme. Quarante-cinq autres appartements seront mis en vente, « à plus de 20 000 dollars le m2 », précise encore Bsat, avant de signaler que dix ont déjà été vendus mais qu’on n’était « pas pressé de céder les autres ». Il ajoute que l’architecture, avec sa toiture en terrasses partiellement « végétalisées », a fait l’objet d’une attention toute particulière. De même les matériaux haut de gamme utilisés, tel le vitrage Vitrocsa, « développé et produit par une manufacture de composants horlogers à Cortaillod (Suisse) avec une précision de l’ordre de 1/100e de millimètre, ce qui est le standard de qualité des montres de haute horlogerie helvétique ». Bref, la sophistication ultime pour cette construction qui sera achevée en 2012.

Rendre Beyrouth aux Beyrouthins
« Beyrouth, Paris du Moyen-Orient » ! Sauf que Paris a sauvegardé ses quartiers anciens alors que nous, on continue à les démolir. Néanmoins, en 2009, le New York Times Magazine décrivait ainsi la ville et mettait la capitale libanaise dans les catégories « luxe », « gastronomie » et « night life », et la classait en tête des « 44 endroits à visiter »... avant Washington, les îles Galapagos, Berlin, Las Vegas et Fjallnas (Suède) !
« The World Is Beiruting Again », titrait pour sa part le Financial Time (ou était-ce le slogan lancé par CNN ? ). En tout cas, Leo Burnett s’est emparé de ce titre pour la promotion de « Zaitunay Bay » en ceinturant le périmètre de photographies témoignant de l’âge d’or de Beyrouth. « Dans les années 60-70, Zeitouné était le synonyme de la dolce vita beyrouthine et l’endroit mythique qui a nourri les rêves des voyageurs épris d’Orient. Elle abritait les plus belles boîtes de nuit, les hôtels, les restaurants. Le lieu, connu internationalement, attirait les grandes stars de l’époque comme Brigitte Bardot, Marlon Brando, Yul Brynner, etc. », affirme Joe Chemali, responsable du concept et de la communication du projet chez Leo Burnett. « La social life beyrouthine et la Zaitunay Bay avec sa marina et ses restaurants vont renouer avec la tradition et devenir la destination de la nouvelle génération des jet-setteurs... mais aussi et surtout le lieu privilégié des Beyrouthins. Car l’objectif est de rendre Beyrouth aux Beyrouthins. D’autre part, le projet a une importance du point de vue économique : il va créer des emplois et animer toute cette partie de la ville, qui pourra devenir la Croisette du Moyen-Orient », ajoute-t-il, en signalant des manifestations qui pourront marquer les étés prochains : des festivals pyrotechniques et culinaires, des shows son et lumière, des concerts jazz ou pop, des expositions de sculpture et de peinture. « Nous avons déjà contacté Louis Vuitton Cup et Rolex Cup pour des régates où les grands noms de la voile viendront en découdre sur les eaux libanaises », précise-t-il.
Disposant d’un espace de 3 000 mètres pour organiser des événements, « Zaitunay Bay » sera, tout au long de l’année, « le maître d’œuvre de nombreuses manifestations. This is how we work », conclut Joe Chemali.
En grande fanfare, Zaitunay Bay entre dans le IIIe millénaire.
Après les Marina Towers, Farouk Kamal, PDG de Stow Capital Partners, s’empare du front de mer pour réaliser, en joint-venture avec Solidere, son nouveau projet : la Zaitunay Bay. Bordé par le Saint Georges d’une part et de l’autre par le futur parc qui portera le nom de l’ancien Premier ministre assassiné Rafic Hariri, Zaitunay Bay s’étend sur plus de 25 000 mètres carrés, dont 20 000 constructibles qui offriront un yacht-club avec piscine, 54 appartements de très haut standing, et 17 restaurants et boutiques, dont les toits composent une promenade publique qui s’étend sur 25 mètres de large, ponctuée de plans d’eau (reflective pools) à travers lesquels on peut voir l’intérieur des restaurants. Les plans portent la signature de l’architecte américain Steven Holl, connu notamment pour le Musée d’art...
commentaires (10)

Maintenant vous comprenez mes chers compatriotes c'était quoi ce dépotoir. Cela s'appelle de la vision (je ricane).Ils ont commencés ce projet il y a plus de 30 ans.Et on ose parler de gains de précieux hectares.... S'ils avaient planifiés de la même façon une Sécurité Sociale décente pour tous !

Namour Jean

16 h 57, le 21 juillet 2011

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Commentaires (10)

  • Maintenant vous comprenez mes chers compatriotes c'était quoi ce dépotoir. Cela s'appelle de la vision (je ricane).Ils ont commencés ce projet il y a plus de 30 ans.Et on ose parler de gains de précieux hectares.... S'ils avaient planifiés de la même façon une Sécurité Sociale décente pour tous !

    Namour Jean

    16 h 57, le 21 juillet 2011

  • amalgames, amalgames! Pauvre Liban, une poignee de courageux investisseurs libanais transforment un depotoir en une plateforme economique et touristique capable de creer des milliers d'emplois, de rendre a beyrouth la facade qu'elle merite, de rendre aux beyrouthins un espace de vie que la guerre leur a vole, de montrer qu'il y a toujours une vie apres la vie, qui ne s'appelle pas necessairement resistance, 8 ou 14 mars.. Nous sommes tellement intoxiques que d'aucuns y trouvent l'opportunite d'y chanter la gloire de leur heros politique. Mesdames ,messieurs, cessons les amalgames ! Nous en savons encore si peu de ce projet. On nous parle d'espaces de promenades, de cafes-trottoirs, de zaytouneh rescussitee et meme de yacht club.. Pourquoi pas ? jusqu'ou ira notre instinct d'auto destruction? S'il vous plait ,un peu de positivisme ! et de grace , arretons les amalgames

    Walid YAZIGI

    13 h 04, le 21 juillet 2011

  • Quelle honte ! On dirait que cet article est un copier-coller d’une brochure commerciale ! (avec les détails sur les vitrages et tout le toutim…) On rendra Beyrouth aux beyrouthins quand on recommencera à construire des logements que les beyrouthins peuvent acheter. Au prix mentionne dans l’article, 99% des libanais travaillant au Liban ne peuvent même pas se permettre ne serait-ce qu’un seul mètre carre dans ce machin. Sans vouloir rentrer dans le débat sur la valeur esthétique du bâtiment, il parait clair que ses futurs habitants seront des citoyens du Golfe ou quelques riches expatriés libanais qui y séjourneront 3 semaines l’année. Ce building finira vide comme tous les autres logements de luxe de notre capitale, est-ce ainsi que l’on construit l’« âme » d’une ville ?

    Barjis Wali

    09 h 41, le 21 juillet 2011

  • C'est pas les pierres ni les grattes ciel qui font l'âme d'une ville. c'est la culture et les traditions de ses habitants. A New york il y a que des grattes ciel et les rues n'ont pas des noms mais portes des numéros et pourtant cette ville a une âme. Les retracteurs de la modernité me rendent triste car c'est ce manque de confiance en eux mêmes qui empèche Beyrouth de retrouver son rayonnement d'antant. A bon entendeur salut !

    J.georges Bassil

    04 h 55, le 21 juillet 2011

  • no comment.....ou bien pourquoi pas, dixit Fadi Khoury..."STOP SOLIDERE"

    Mounir Doumani

    03 h 23, le 21 juillet 2011

  • Ce n'est pas ça qui va faire aimer une ville. Une ville, une société est valorisée à la manière dont les plus faibles et pauvres y sont traités. A Beyrouth, pas de transports publics (bus, tram...) à l'instar de toutes les grandes villes respectables, même dans des pays plus pauvres que le Liban. C'est ça qui fait aimer une ville et qui la rend à ses citoyens. C'est surtout les services que la ville offre à ses citoyens. A partir de là, faites des méga-projets et ça n'écrasera personne surtout les pauvres de la ville. Vive la justice ! Hicham

    Chemali Hicham

    02 h 29, le 21 juillet 2011

  • Zeitouni bay ou pas , ils ne replaceront jamais l'ancien Zeitoini ou le Normandie et l'avenue des Français avec les restaurants , bars , cabarets et boites de nuits et le cimetière ( rasés ) comme bien d'autres places pour des raisons connues que la raison ne reconnais pas ! Ils ne pourront jamais ramener la belle mentalité des Libanais d'autrefois qui faisaient les belles nuits de ce carré d'or magique , auquel il manquera le Saint Georges pour redorer le blason de Beryt et nous rappeler vraiment ses trentes glorieuses . Nous comptons sur Fadi El Khoury pour cela .

    JABBOUR André

    01 h 28, le 21 juillet 2011

  • Beyrouth aux Beyrouthins avec 20000 dollars le m2 c’est un peu halluciner , plutôt une capitale arabe nouvelle moderne super riche et luxueuse mais et qui avec le new Zaitunay Bay ne renouera certainement pas avec son passé ou la région était assez misérable mais malgré tout avait au moins son cachet particulier . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    00 h 19, le 21 juillet 2011

  • Quelle horreur! Beyrouth façon Dubai! J'ai entendu parler d'un projet similaire en pleine baie de Jounié? Il y a bien longtemps que le Liban n'appartient plus aux libanais! Bravo à ce peuple apathique et avide de gains financiers et surtout trop occupé à fustiger un certain Géneral! Preuve en est certains commentaires de'LOLJ! Décidément ces gens là n'ont rien d'autre à faire? Laissez-le tranquille...et surtout donnez sa chance à ce gouvernement! Pour en revenir à la dernière nomination de M. Abbas qui a fait couler beaucoup d'encre et de haine, et juste pour rappel, lorsque vous etiez au pouvoir messieurs les 14 marsistes, quels changements avez-vous apporté à ce niveau? Aujourd'hui les Chrétiens n'ont pas à se plaindre!!!Ils ont la Défense, l'Intérieur, le commandement de l'Armée et la Gendarmerie! Ils devraient se concentrer davantage sur les lectures de commentaires tels que ceux de Amma Brigitte à qui j'adresse toute ma sympathie et mon respect!

    carine fares

    00 h 13, le 21 juillet 2011

  • Rendre Beyrouth aux Beyrouthins?mais il se fout de la gueule de qui,ce mec?dans ce quartier qui était autrefois un vrai quartier ,il fait pousser un ghetto pour ultrariches,et ose dire rendre Beyrouth aux Beyrouthins?Les mêms erreurs qu'au début des années 1970 se répètent...on en paiera le même prix...au centuple!

    GEDEON Christian

    21 h 31, le 20 juillet 2011

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