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Moyen Orient et Monde - Processus De Paix

Netanyahu prêt à se rendre à Ramallah

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est dit prêt à engager « immédiatement » des pourparlers de paix avec le président de l’Autorité palestinienne à Jérusalem et même à Ramallah, en Cisjordanie. Parallèlement, sur la Syrie, il a démenti qu’Israël souhaite que le président syrien Bachar el-Assad reste au pouvoir, mais a reconnu avoir eu dans le passé des contacts secrets avec Damas en vue d’un accord de paix.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est déclaré prêt à engager « immédiatement » des pourparlers de paix avec les Palestiniens à Jérusalem et même à Ramallah (Cisjordanie), dans une interview dont des extraits ont été publiés hier. « Tout est sur la table, mais il faut se rendre à la table » des négociations, a-t-il déclaré en anglais à la chaîne de télévision arabe al-Arabiya. « Je suis prêt à négocier immédiatement la paix entre nos deux peuples, directement avec le président (palestinien Mahmoud) Abbas, et nous pouvons le faire chez moi à Jérusalem, à Ramallah ou n’importe où », a-t-il ajouté.
M. Netanyahu a accusé la direction palestinienne d’avoir provoqué le blocage des discussions de paix. Selon lui, la direction palestinienne a dans le passé refusé de conclure les discussions par un arrangement, et ne veut même pas à présent renouer le dialogue de paix. Suspendues pendant près de deux ans, les négociations de paix israélo-palestiniennes ont été relancées début septembre 2010 sous la pression des États-Unis et ont à nouveau été bloquées quelques semaines plus tard à l’issue d’un moratoire partiel de dix mois de la construction dans les colonies juives qu’Israël a refusé de proroger. Les Palestiniens exigent un gel total de la colonisation sur des terres qu’ils revendiquent pour leur futur État.
Un récent accord de réconciliation entre le parti laïc Fateh de M. Abbas et le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, a encore réduit les chances d’une reprise des pourparlers de paix. « Quand des gens affirment que l’État d’Israël doit être effacé de la surface de la terre, comme le disent l’Iran, le Hezbollah ou encore le Hamas, cela ne laisse pas beaucoup de place à la discussion », a expliqué M. Netanyahu.
Parallèlement, le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a plaidé hier pour une « solution consensuelle permettant de renouer le dialogue » entre Israéliens et Palestiniens, lors d’une rencontre avec Mahmoud Abbas. Le président palestinien a entamé lundi une tournée afin d’obtenir le soutien de la communauté internationale avant un vote prévu à l’ONU en septembre sur la reconnaissance d’un État palestinien, une question sur laquelle l’Union européenne est très divisée. « L’Espagne s’engage à ne pas ménager ses efforts au sein de l’Union européenne pour parvenir à cet objectif (le retour aux négociations) », a ajouté M. Zapatero. La veille, la ministre espagnole des Affaires étrangères, Trinidad Jimenez, avait assuré M. Abbas du « ferme engagement » de son pays en faveur des efforts de l’Autorité palestinienne « pour construire le futur État palestinien ».
D’autre part, une figure du soulèvement palestinien, Marwan Barghouthi, emprisonné en Israël, a appelé à des manifestations de masse en septembre pour soutenir la demande d’adhésion d’un État de Palestine à l’ONU, dans un communiqué publié hier. « Remporter la bataille de septembre prochain, qui est un pas important dans notre lutte, exige les plus grandes manifestations populaires et pacifiques ici et dans la diaspora, dans les pays arabes et musulmans et les capitales internationales », écrit-il depuis sa prison. Marwan Barghouthi, considéré comme le principal animateur de la deuxième intifada des années 2000, appelle à la « mobilisation de toutes les énergies de notre peuple et l’implication de tous dans cette bataille ». « Ce n’est pas seulement le combat du président Mahmoud Abbas, de l’Organisation de libération de la Palestine, de l’Autorité palestinienne, des mouvements ou des ambassades », affirme-t-il, pressant les formations palestiniennes de « surmonter leurs divergences pour ce combat ».
En Israël, les autorités ont commencé à renforcer les dispositifs antiémeute aux frontières en prévision de marches propalestiniennes au mois de septembre, a déclaré un haut responsable militaire qui n’a pas souhaité être nommé. L’armée pourrait aussi être autorisée à tirer sur les manifestants, a-t-il ajouté. Selon cet officier, Israël veut éviter une reproduction des marches du 15 mai, quand un nombre important de réfugiés palestiniens et de sympathisants avaient réussi à franchir les barbelés et la zone minée à la frontière avec la Syrie pour entrer sur le plateau du Golan occupé.
(Source : agences)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est déclaré prêt à engager « immédiatement » des pourparlers de paix avec les Palestiniens à Jérusalem et même à Ramallah (Cisjordanie), dans une interview dont des extraits ont été publiés hier. « Tout est sur la table, mais il faut se rendre à la table » des négociations, a-t-il déclaré en anglais à la chaîne de télévision arabe al-Arabiya. « Je suis prêt à négocier immédiatement la paix entre nos deux peuples, directement avec le président (palestinien Mahmoud) Abbas, et nous pouvons le faire chez moi à Jérusalem, à Ramallah ou n’importe où », a-t-il ajouté.M. Netanyahu a accusé la direction palestinienne d’avoir provoqué le blocage des discussions de paix. Selon lui, la direction palestinienne a dans le passé refusé de conclure les...
commentaires (5)

- Celui-là, c'est le fanatisme en personne. Il va pour manger du hummos et cracher dedans peut-être. Tasso Tsiris

Tasso Tsiris

15 h 36, le 21 juillet 2011

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Commentaires (5)

  • - Celui-là, c'est le fanatisme en personne. Il va pour manger du hummos et cracher dedans peut-être. Tasso Tsiris

    Tasso Tsiris

    15 h 36, le 21 juillet 2011

  • Cher antoine Ged Vos paroles sont pleines de bon sens mais je suis tout à fait d'accord avec Kamel ! ces 2 sbires et voyous ne feront jamais la paix et tout ce tapage est de la poudre aux yeux car nous approchons du mois de Septembre qui verra (enfin) la demande d'indépendance formulée par M.Abbas à l'ONU et qui ne necessite que 115 voix !!et pour votre gouverne ce meme état voyou vient de signer un accord avec la Roumanie et la Bulgarie dans lequel il s'engage à leur recruter 2.000 employés/travailleurs pour travailler en israel à condition que ces 2 pays ne signent pas la reconnaissance de la future Palestine. Alors l'accent nasillard prétendant se rendre à Jerusalem ou Naplouse (qu'il qualifie ipso facto de capitale palestinienne pour ne pas rendre Jerusalem.Est ) de Netanyahu ..c'est du pipeau !! heureusement qu'il reste des gens de bonne foi en israel et qui souhaitent une paix veritable mais pour l'instant impossible avec ces 2 voyous au pouvoir ... selim chams

    chams selim

    09 h 00, le 21 juillet 2011

  • Au lecteur, Vous voudrez m'excuser pour les trop nombreuses fautes de frappe qui ont émaillé mon précédent commentaire qui se trouve avoir été, comme à chaque fois, totalement improvisé. Amicalement, Antoine GED

    Ged Antoine

    05 h 53, le 21 juillet 2011

  • Avec natahyahou/liberman, on ne signe pas de traité de paix mais uniquement de rédition/soumission. Le seul moyen d'obtenir quelque chose de cette paire de criminels c'est la résistance armée, type hezbollah.

    Kamel Jaber

    03 h 36, le 21 juillet 2011

  • Chers lecteurs de " L'Orient-Le Jour ", Question : Quelle foi doit-on réellement prêter accorder aux propos réitérés tenus par le Premier ministre israélien quand il affirme avec tant d'insistance qu'il est prêt à signer, hic et nunc, la paix avec les Arabes. Alors, souvenons-nous... C'était il n'y a pas très longtemps, dans la nuit du 11 Juillet 2011, à la Knesset ( le Parlement israélien ). A l'initiative des partisans de l'extrême-droite ultranationaliste, une loi dite " anti-boycott " a été votée, qui constitue à l'évidence une attaque frontale contre la liberté d'expression. Rappelons que, selon les termes de cette loi, une personne ou une institution, quelles qu'elles soient, qui auraient appelé au boycott des implantations juives dans les territoires occupés ( ou de leurs produits ) pourront se voir infliger une amende pouvant atteindre 50.000 shekels ( 10.000 euros ). Il ne sera même pas nécessaire à l'Etat israélien d'apporter la preuve que l'appel au boycott aurait causé à l'Etat d'Israël un quelconque préjudice. Cette loi a été dénoncée avec vigueur par de nombreux partis politiques israéliens, avec en tête le parti Kadima de Tzipi Livni, un très grand nombre d'organisations israéliennes des Droits de l'Homme et la très grande majorité des éditorialistes de journaux aussi réputés que le quotidien Haaretz ou le quotidien Maariv. Il faut savoir, en outre, que le Premier ministre, Benjamin Netanyahu et son vice-Premier ministre et ministre de la Défense, Ehoud Barak, n'ont même pas osé prendre assister aux débats et ont préféré s'absenter plutôt que de prendre part au vote de ladite loi. La Cour Suprême de l'Etat d'Israël vient d'être saisie et il est à espérer maintenant qu'elle s'opposera à la promulgation d'une loi si clairement anticonstitutionnelle. Eh bien, cher Lecteur, ce ne sont pas paroles en l'air mais la relation de propos qui ont été réellement tenus et de faits aisément vérifiables et de nature incontestable. Preuve est donc faite que les multiples gesticulations verbales dont Benjamin Netanyahu nous rendus coutumiers quand il soutient, avec tant d'insistance, qu'il serait prêt à faire la paix avec les Arabes, ne sont, en réalité, que purs effets de manche et que Benjamin Netanyahou est un dirigeant beaucoup trop velléitaire et versatile pour oser avouer à la face du monde que, de paix avec les Arabes, il ne veut pas et que, tant qu'il sera Premier ministre, de paix avec les Arabes, il n'y aura jamais. Il est à noter cependant ( et fort heureusement ) que Benjamin Nétanyahu ne fait plus seul la pluie et le beau temps en Israël. A titre d'exemple, la Knesset vient de repousser hier soir, à une très forte majorité, un nouveau projet concocté par le parti extrémiste " Israël Beiteinou " qui voulait s'en prendre aux activités de plusieurs ONG israéliennes et les obliger à dévoiler au grand jour leurs sources de financement. Ainsi donc tout ne serait pas perdu et il nous resterait malgré tout quelque espoir... Qui sait...? Amitiés, Antoine GED

    Ged Antoine

    02 h 32, le 21 juillet 2011

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