M. Netanyahu a accusé la direction palestinienne d’avoir provoqué le blocage des discussions de paix. Selon lui, la direction palestinienne a dans le passé refusé de conclure les discussions par un arrangement, et ne veut même pas à présent renouer le dialogue de paix. Suspendues pendant près de deux ans, les négociations de paix israélo-palestiniennes ont été relancées début septembre 2010 sous la pression des États-Unis et ont à nouveau été bloquées quelques semaines plus tard à l’issue d’un moratoire partiel de dix mois de la construction dans les colonies juives qu’Israël a refusé de proroger. Les Palestiniens exigent un gel total de la colonisation sur des terres qu’ils revendiquent pour leur futur État.
Un récent accord de réconciliation entre le parti laïc Fateh de M. Abbas et le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, a encore réduit les chances d’une reprise des pourparlers de paix. « Quand des gens affirment que l’État d’Israël doit être effacé de la surface de la terre, comme le disent l’Iran, le Hezbollah ou encore le Hamas, cela ne laisse pas beaucoup de place à la discussion », a expliqué M. Netanyahu.
Parallèlement, le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a plaidé hier pour une « solution consensuelle permettant de renouer le dialogue » entre Israéliens et Palestiniens, lors d’une rencontre avec Mahmoud Abbas. Le président palestinien a entamé lundi une tournée afin d’obtenir le soutien de la communauté internationale avant un vote prévu à l’ONU en septembre sur la reconnaissance d’un État palestinien, une question sur laquelle l’Union européenne est très divisée. « L’Espagne s’engage à ne pas ménager ses efforts au sein de l’Union européenne pour parvenir à cet objectif (le retour aux négociations) », a ajouté M. Zapatero. La veille, la ministre espagnole des Affaires étrangères, Trinidad Jimenez, avait assuré M. Abbas du « ferme engagement » de son pays en faveur des efforts de l’Autorité palestinienne « pour construire le futur État palestinien ».
D’autre part, une figure du soulèvement palestinien, Marwan Barghouthi, emprisonné en Israël, a appelé à des manifestations de masse en septembre pour soutenir la demande d’adhésion d’un État de Palestine à l’ONU, dans un communiqué publié hier. « Remporter la bataille de septembre prochain, qui est un pas important dans notre lutte, exige les plus grandes manifestations populaires et pacifiques ici et dans la diaspora, dans les pays arabes et musulmans et les capitales internationales », écrit-il depuis sa prison. Marwan Barghouthi, considéré comme le principal animateur de la deuxième intifada des années 2000, appelle à la « mobilisation de toutes les énergies de notre peuple et l’implication de tous dans cette bataille ». « Ce n’est pas seulement le combat du président Mahmoud Abbas, de l’Organisation de libération de la Palestine, de l’Autorité palestinienne, des mouvements ou des ambassades », affirme-t-il, pressant les formations palestiniennes de « surmonter leurs divergences pour ce combat ».
En Israël, les autorités ont commencé à renforcer les dispositifs antiémeute aux frontières en prévision de marches propalestiniennes au mois de septembre, a déclaré un haut responsable militaire qui n’a pas souhaité être nommé. L’armée pourrait aussi être autorisée à tirer sur les manifestants, a-t-il ajouté. Selon cet officier, Israël veut éviter une reproduction des marches du 15 mai, quand un nombre important de réfugiés palestiniens et de sympathisants avaient réussi à franchir les barbelés et la zone minée à la frontière avec la Syrie pour entrer sur le plateau du Golan occupé.
(Source : agences)


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
- Celui-là, c'est le fanatisme en personne. Il va pour manger du hummos et cracher dedans peut-être. Tasso Tsiris
15 h 36, le 21 juillet 2011