Rechercher
Rechercher

Nos lecteurs ont la parole

Les lecteurs ont voix au chapitre

Ouf !

 

Beaucoup de personnes comme moi, dont la couleur favorite n’est pas l’orange et dont la tenue préférée ne se trouve pas être la chemise noire, ont quand même poussé un soupir de soulagement à l’issue du débat parlementaire qui a porté sur la confiance à accorder à M. Mikati et son gouvernement, uniquement pour voir enfin quelqu’un, qui qu’il soit, se mettre au travail. Nous avons soif de gens à l’œuvre et avons notre saoul de palabres. Nous sommes, je crois, une majorité silencieuse qui veut bien accorder au moins le bénéfice du doute à l’équipe en place. Nous ne sommes pas dupes des enjeux primordiaux pour lesquels se battent les ténors de l’opposition, mais nous voulons quand même arrêter de faire du surplace et accepter les sacrifices de la projection en avant. Vous me direz : il serait peut-être trop tard alors pour regretter quand on nous aura engagé sur une voie extrémiste. Mais je vous dirais que nous sommes les citoyens d’un pays à plusieurs facettes, dont la moindre n’est pas les armes dont dispose le Hezbollah. Espérons que les facettes de la liberté de pensée, de la culture, de l’ingéniosité pèseront assez lourd dans la balance pour permettre à notre petit mais si grand pays de ne pas sombrer dans l’obscurantisme.

Dolly TALHAMÉ

Le mois de tous les défis

 

L’acte d’accusation, qui a fait l’effet de coup de foudre sur les Libanais opposants ou loyalistes, a paru un samedi 2 juillet. Or, s’il semble bien que tout doive se jouer d’ici à un mois, juillet semble unique en son genre car pour la première fois depuis 823 ans il comportera dans son calendrier cinq vendredis, cinq samedis et cinq dimanches. Et selon les croyances feng shui chinoises, celui qui se révoltera en ce mois sera le gros perdant ; quant à celui qui tentera sa chance aux jeux de hasard et ne gagnera pas, il continuera d’échouer toute sa vie. Alors, à nos metteurs en scène locaux, allumeurs des théâtres du 8 ou 14 Mars : ne vous hasardez pas trop à vous lancer dans des défis et combats internes. Vous n’êtes pas, messieurs du 14 Mars, de la maison des Valois, et vous, sayyed Hassan Nassrallah, vous n’êtes pas un Plantagenet, prêts tous deux à vous lancer dans une nouvelle guerre de Cent ans. Un retour aux sources est donc nécessaire pour ne pas tomber dans des pièges et des défis réciproques. Croyez pour une fois aux leçons de l’histoire, épargnez au pays des secousses et une nouvelle guerre civile, car nous sommes le seul pays arabe qui n’a pas éclaté en mille morceaux. De grâce, soyez logiques pour une fois et sauvez le pays par le dialogue.

Antoine SABBAGHA

Ouf !
 
Beaucoup de personnes comme moi, dont la couleur favorite n’est pas l’orange et dont la tenue préférée ne se trouve pas être la chemise noire, ont quand même poussé un soupir de soulagement à l’issue du débat parlementaire qui a porté sur la confiance à accorder à M. Mikati et son gouvernement, uniquement pour voir enfin quelqu’un, qui qu’il soit, se mettre au travail. Nous avons soif de gens à l’œuvre et avons notre saoul de palabres. Nous sommes, je crois, une majorité silencieuse qui veut bien accorder au moins le bénéfice du doute à l’équipe en place. Nous ne sommes pas dupes des enjeux primordiaux pour lesquels se battent les ténors de l’opposition, mais nous voulons quand même arrêter de faire du surplace et accepter les sacrifices de la projection en avant. Vous me direz : il serait...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut