« Les développements successifs en Syrie ont démontré l’impossibilité de persévérer dans l’approche policière et violente pour régler les problèmes qui se posent. Il faudrait par conséquent une nouvelle approche fondée sur le dialogue, seul moyen susceptible de déboucher sur des solutions », relève M. Joumblatt dans son intervention hebdomadaire dans l’organe du PSP, al-Anba’, entièrement consacrée à la Syrie.
« Il faut miser sur les grands potentiels du peuple syrien dans le processus de changement et de modernisation afin de construire une Syrie moderne et pour éviter de glisser vers davantage de violence », a-t-il ajouté, soulignant que la répression brutale « vide toutes les initiatives de dialogue de leur substance et empêche d’aller vers la pacification ».
« Il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire de mettre en œuvre sans délai les promesses de réformes annoncées par le président Bachar el-Assad, en particulier la levée de l’état d’urgence en pratique et non seulement en théorie, la sanction des auteurs de pratiques illégales, qu’elles soient le fait de responsables policiers et militaires ou bien de groupes armés, l’application des décrets d’amnistie et la libération de tous les prisonniers politiques », poursuit-il.
« On espère aussi que ces réformes ouvriront la voie au pluralisme politique à travers la révision de la Constitution et peut-être la rédaction d’une nouvelle Loi fondamentale, comme l’a évoqué le président Assad lui-même », a encore dit M. Joumblatt, soulignant la nécessité de « respecter la liberté d’expression, d’autoriser les manifestations pacifiques et conformes à la loi, de s’abstenir d’ouvrir le feu sur les manifestants et de hâter le dialogue sans exclure aucun opposant ».
Le chef du PSP conclut en soulignant le rejet de « toute ingérence étrangère, d’où qu’elle vienne et sous toutes ses formes ».

