Le scandale rejaillit au Parlement sur Murdoch et Cameron
OLJ /
le 19 juillet 2011 à 00h52
Le scandale des écoutes n’en finit de rebondir au Parlement britannique : aujourd’hui, une commission demandera des comptes en mondovision à Rupert Murdoch, un des plus puissants magnats de presse de la planète, et demain mercredi le Premier ministre David Cameron s’expliquera devant les députés. M. Murdoch est convoqué devant les dix députés de la commission des Médias à la Chambre des communes en compagnie de son fils James, 38 ans, et de sa protégée, Rebekah Brooks, 43 ans, la « reine des tabloïdes » déchue. Le président de la commission, le conservateur John Whittindgale, a promis une séance sans « lynchage », mais allant « au fond des choses ». L’initiative pourrait déboucher sur une accusation « d’usage impropre de l’argent d’actionnaires ». Plus encore, « les deux derniers scalps », selon une formule du Daily Telegraph, sont ceux de sir Paul Stephenson, patron de Scotland Yard, et de l’un de ses assistants, John Yates. Le premier a démissionné dimanche du fait d’allégations sur ses liens avec le groupe News Corp. de M. Murdoch. Le deuxième l’a imité hier, accusé d’avoir enterré en 2009 l’enquête sur les écoutes du News of the World (NotW). Sir Paul, qui clame son innocence, reconnaît avoir rémunéré comme consultant Neil Wallis, ex- esponsable éditorial du NotW. Mais il relève que ce dernier n’a pas officiellement trempé dans le scandale, contrairement à son ex-rédacteur en chef Andy Coulson devenu... directeur de la communication de M. Cameron. M. Cameron a dû quant à lui écourter son séjour en Afrique. Empêtré dans l’affaire, le Premier ministre a repoussé de 24 heures les vacances parlementaires « afin de livrer les détails de l’enquête judiciaire et répondre aux questions » des députés. De son côté, le Wall Street Journal, fleuron américain de l’empire des médias News Corp, s’en est pris hier à tous les critiques de sa maison mère, qui selon lui font l’amalgame entre le quotidien financier et les tabloïdes anglais. « Des responsables politiques et nos concurrents utilisent le scandale des écoutes commises il y a des années dans un recoin britannique de News Corp pour attaquer le journal, et peut-être nuire à la liberté de la presse en général », se plaint le quotidien américain dans un éditorial. S’en prenant aux confrères qui « braillent pour que les politiciens démolissent (le PDG fondateur de News Corp Rupert) Murdoch et News Corp », l’éditorialiste dit « faire confiance aux lecteurs pour discerner les motifs commerciaux et idéologiques de nos concurrents-critiques ». (Source : AFP)
Le scandale des écoutes n’en finit de rebondir au Parlement britannique : aujourd’hui, une commission demandera des comptes en mondovision à Rupert Murdoch, un des plus puissants magnats de presse de la planète, et demain mercredi le Premier ministre David Cameron s’expliquera devant les députés. M. Murdoch est convoqué devant les dix députés de la commission des Médias à la Chambre des communes en compagnie de son fils James, 38 ans, et de sa protégée, Rebekah Brooks, 43 ans, la « reine des tabloïdes » déchue. Le président de la commission, le conservateur John Whittindgale, a promis une séance sans « lynchage », mais allant « au fond des choses ». L’initiative pourrait déboucher sur une accusation « d’usage impropre de l’argent d’actionnaires ».Plus encore, « les deux derniers...
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