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Moyen Orient et Monde - Bahreïn

Le dialogue se poursuit malgré le retrait du mouvement chiite

Bahreïn « regrette » la décision du principal groupe de l’opposition chiite, el-Wefaq, de se retirer du dialogue national mais ce processus se poursuivra, a déclaré hier le porte-parole du dialogue, Issa Abdel Rahman. Le Wefaq a annoncé dimanche soir sa décision de se retirer du dialogue national, entamé le 2 juillet, affirmant qu’il était « largement sous-représenté et marginalisé » dans ce dialogue dont les résultats étaient « déterminés d’avance ». Le conseil consultatif du Wefaq a entériné hier cette décision de retrait du mouvement du dialogue national censé relancer les réformes politiques après la contestation du printemps dernier.
Le Wefaq, réticent dès le départ, avait décidé à la dernière minute de participer à ce dialogue encouragé par la communauté internationale, et qui vise à une réconciliation nationale après la répression en mars de la protestation menée essentiellement par les chiites contre la dynastie sunnite des El-Khalifa. Cette répression du mouvement de protestation avait fait 24 morts, selon les autorités, tandis que quatre manifestants ont depuis perdu la vie en détention.
Par ailleurs, le Conseil de coopération du Golfe (CCG) a vivement protesté hier auprès de l’Iran à la suite de déclarations de l’ayatollah Ahmad Janati sur Bahreïn jugées « provocatrices ». Le secrétaire général du CCG, Abdelatif Zayani a remis une note de protestation à l’ambassadeur iranien à Ryad, Mohammad Jawad Rassouli, selon un communiqué de ce rassemblement régional dont fait partie Bahreïn. L’ayatollah Janati a dénoncé, dans son sermon à la prière du vendredi 8 juillet à Téhéran les arrestations à Bahreïn, qualifié le dialogue national censé relancer les réformes dans ce royaume de « complot » et affirmé que ce pays sera un jour « conquis et gouverné par l’islam ». Les relations de l’Iran avec Bahreïn et les autres membres du CCG (Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Oman, Qatar et Koweït) se sont dégradées depuis le déploiement en mars dans le petit royaume de troupes essentiellement saoudiennes, venues aider la monarchie sunnite à contenir une révolte dirigée principalement par des opposants chiites.
(Sources : AFP)
Bahreïn « regrette » la décision du principal groupe de l’opposition chiite, el-Wefaq, de se retirer du dialogue national mais ce processus se poursuivra, a déclaré hier le porte-parole du dialogue, Issa Abdel Rahman. Le Wefaq a annoncé dimanche soir sa décision de se retirer du dialogue national, entamé le 2 juillet, affirmant qu’il était « largement sous-représenté et marginalisé » dans ce dialogue dont les résultats étaient « déterminés d’avance ». Le conseil consultatif du Wefaq a entériné hier cette décision de retrait du mouvement du dialogue national censé relancer les réformes politiques après la contestation du printemps dernier.Le Wefaq, réticent dès le départ, avait décidé à la dernière minute de participer à ce dialogue encouragé par la communauté internationale, et qui vise à...
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