Le dalaï-lama s’est adressé à la presse devant la Maison-Blanche après sa rencontre avec le président Obama. Toutefois, aucune photo n’a pu être prise de l’entrevue. Tim Sloan/AFP
Pékin, qui avait demandé vendredi à Washington « d’annuler immédiatement » la rencontre, a estimé après la rencontre qu’« un tel acte constituait une ingérence grossière dans les affaires intérieures chinoises, qu’il heurtait les sentiments du peuple chinois et nuisait aux relations sino-chinoises », selon Ma Zhaoxu, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères cité par l’agence Xinhua. Le chargé d’affaires américain à Pékin aurait été « convoqué d’urgence » hier au ministère pour y entendre les protestations officielles de la Chine. La télévision nationale chinoise CCTV n’avait pas mentionné la rencontre dans son journal de la mi-journée samedi.
Le chef spirituel des Tibétains, qui a quitté son pays en 1959 après l’échec d’un soulèvement contre la présence chinoise, assure qu’il ne réclame pour le Tibet qu’une autonomie réelle. Mais Pékin accuse le dalaï-lama de rechercher l’indépendance du « Toit du monde ». Des négociations engagées épisodiquement entre des émissaires du gouvernement tibétain en exil à Dharamsala en Inde et des représentants de Pékin sur l’avenir du Tibet n’ont débouché sur rien. À l’occasion des 60 ans de la « libération pacifique » du Tibet par les troupes communistes de Mao Tsé-toung, le gouvernement a publié un « Livre blanc sur le développement du Tibet », selon lequel « l’indépendance tibétaine » fait « partie d’un plan des agresseurs occidentaux pour dépecer le territoire chinois ».
(Source : AFP)

