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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Pékin voit rouge après la rencontre entre Obama et le dalaï-lama

Le président américain a fait part de son « soutien appuyé » en faveur des Tibétains.

Le dalaï-lama s’est adressé à la presse devant la Maison-Blanche après sa rencontre avec le président Obama. Toutefois, aucune photo n’a pu être prise de l’entrevue. Tim Sloan/AFP

Le président Barack Obama a défié les avertissements de Pékin et reçu samedi à la Maison-Blanche le dalaï-lama, à qui il a fait part de son « soutien appuyé » en faveur des Tibétains, selon le porte-parole de la Maison-Blanche dans un communiqué. « Il a souligné l’importance de la protection des droits de l’homme pour les Tibétains en Chine », déclare-t-il. La Maison-Blanche avait multiplié les précautions pour assurer une discrétion maximale à la rencontre en prévision du courroux de Pékin, annonçant cette entrevue au dernier moment, vendredi soir. Les journalistes n’ont pas été conviés et aucune photo de l’entrevue n’a pu être prise par la presse. Celle-ci a eu lieu dans la salle des Cartes de la résidence, et non dans le bureau Ovale, où sont reçus les chefs d’État. Malia et Sasha, les filles du président, sont brièvement entrées dans la salle pour rencontrer le dalaï-lama. Barack Obama est « le président de la plus grande démocratie, il a donc naturellement manifesté de l’inquiétude au sujet des valeurs humaines élémentaires, des droits de l’homme et de la liberté religieuse », a confié le chef spirituel des Tibétains à un journaliste de l’AFP, peu après la rencontre qui a duré 45 minutes. « Par conséquent, il a montré une inquiétude sincère au sujet des souffrances au Tibet, mais aussi dans d’autres endroits », a-t-il ajouté. Rappelant la position officielle américaine, le porte-parole de la présidence écrit que « les États-Unis ne soutiennent pas l’indépendance du Tibet » et souhaitent qu’États-Unis et Chine coopèrent sur le sujet.
Pékin, qui avait demandé vendredi à Washington « d’annuler immédiatement » la rencontre, a estimé après la rencontre qu’« un tel acte constituait une ingérence grossière dans les affaires intérieures chinoises, qu’il heurtait les sentiments du peuple chinois et nuisait aux relations sino-chinoises », selon Ma Zhaoxu, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères cité par l’agence Xinhua. Le chargé d’affaires américain à Pékin aurait été « convoqué d’urgence » hier au ministère pour y entendre les protestations officielles de la Chine. La télévision nationale chinoise CCTV n’avait pas mentionné la rencontre dans son journal de la mi-journée samedi.
Le chef spirituel des Tibétains, qui a quitté son pays en 1959 après l’échec d’un soulèvement contre la présence chinoise, assure qu’il ne réclame pour le Tibet qu’une autonomie réelle. Mais Pékin accuse le dalaï-lama de rechercher l’indépendance du « Toit du monde ». Des négociations engagées épisodiquement entre des émissaires du gouvernement tibétain en exil à Dharamsala en Inde et des représentants de Pékin sur l’avenir du Tibet n’ont débouché sur rien. À l’occasion des 60 ans de la « libération pacifique » du Tibet par les troupes communistes de Mao Tsé-toung, le gouvernement a publié un « Livre blanc sur le développement du Tibet », selon lequel « l’indépendance tibétaine » fait « partie d’un plan des agresseurs occidentaux pour dépecer le territoire chinois ».
(Source : AFP)
Le président Barack Obama a défié les avertissements de Pékin et reçu samedi à la Maison-Blanche le dalaï-lama, à qui il a fait part de son « soutien appuyé » en faveur des Tibétains, selon le porte-parole de la Maison-Blanche dans un communiqué. « Il a souligné l’importance de la protection des droits de l’homme pour les Tibétains en Chine », déclare-t-il. La Maison-Blanche avait multiplié les précautions pour assurer une discrétion maximale à la rencontre en prévision du courroux de Pékin, annonçant cette entrevue au dernier moment, vendredi soir. Les journalistes n’ont pas été conviés et aucune photo de l’entrevue n’a pu être prise par la presse. Celle-ci a eu lieu dans la salle des Cartes de la résidence, et non dans le bureau Ovale, où sont reçus les chefs d’État. Malia et Sasha, les...
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