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Moyen Orient et Monde - Jordanie

Plus de 17 blessés lors d’une manifestation à Amman

Dix-sept personnes au moins ont été blessées hier lorsque la police a tenté de séparer des manifestants appelant à des réformes et un groupe de loyalistes.
Neuf journalistes locaux et de la presse internationale, dont un photographe de l’AFP, ainsi qu’une militante islamiste ont été blessés après avoir été roués de coups par la police. « Ne prenez pas de photos ! » a intimé un policier à un photographe de la presse internationale, avant de le frapper. Karim Faheem, un journaliste du New York Times qui prenait des photos, a lui aussi été passé à tabac par une dizaine de policiers. « Nous avons été battus par la police bien que nous ayons été reconnaissables à nos gilets », a déclaré le photographe de l’AFP Khalil Mazraoui, frappé à l’épaule. La police avait imposé et fourni aux journalistes des gilets orange portant la mention Presse.
Le porte-parole de la police a pour sa part affirmé que « sept policiers ont été blessés dont deux ont été poignardés ». Dans des propos à l’agence officielle Petra, Mohammad Khatib a affirmé que « les forces de sécurité sont intervenues pour empêcher une rixe entre des manifestants ayant des opinions opposées », en référence aux manifestants et aux loyalistes. « Il en a résulté une bousculade qui a fait des blessés dont des journalistes », a-t-il dit.
« Nous voulons des réformes du régime. Nous voulons que le palais écoute nos doléances », ont scandé les manifestants. « Nous voulons des réformes politiques, économiques et sociales pour les générations futures » et « Il est de notre droit de combattre la corruption », pouvait-on lire sur des banderoles.
Plus de 1 000 personnes ont manifesté à l’appel d’un groupe de jeunes pour réclamer des réformes, tandis que des dizaines de loyalistes ont tenté de les en empêcher, contraignant la police, déployée en masse, à intervenir.
Le royaume hachémite est le théâtre depuis janvier de manifestations en faveur de réformes politiques et économiques, et pour exiger l’éradication de la corruption. Ces actions de protestation n’ont toutefois aucune mesure avec celles qui ont secoué en janvier et en février l’Égypte proche, et encore moins avec le mouvement réprimé dans le sang en Syrie voisine.
(Source : AFP)
Dix-sept personnes au moins ont été blessées hier lorsque la police a tenté de séparer des manifestants appelant à des réformes et un groupe de loyalistes.Neuf journalistes locaux et de la presse internationale, dont un photographe de l’AFP, ainsi qu’une militante islamiste ont été blessés après avoir été roués de coups par la police. « Ne prenez pas de photos ! » a intimé un policier à un photographe de la presse internationale, avant de le frapper. Karim Faheem, un journaliste du New York Times qui prenait des photos, a lui aussi été passé à tabac par une dizaine de policiers. « Nous avons été battus par la police bien que nous ayons été reconnaissables à nos gilets », a déclaré le photographe de l’AFP Khalil Mazraoui, frappé à l’épaule. La police avait imposé et fourni aux journalistes...
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