Membre du bloc parlementaire du Hezbollah, le député Kamel Rifaï a indiqué dans une interview à l’agence al-Markaziya que M. Hariri a « prouvé à travers son discours qu’il n’a pas encore dépassé le fait qu’il n’est plus au pouvoir ».
« On n’édifie pas un État et on ne pratique pas l’opposition en portant un coup aux fondements du pays et en menaçant le gouvernement et le peuple », a-t-il commenté en s’interrogeant sur le point de savoir « comment une opposition peut être démocratique en présence de menaces de recours à la rue, de manifestations et de ruptures de relations économiques internationales avec le Liban ».
Affirmant « rejeter les pressions indirectes exercées par l’ancien chef de gouvernement sur le peuple », M. Rifaï l’a invité à « venir au Liban pour diriger une opposition dont la mission serait de surveiller l’action du gouvernement », avant de rejeter également ses propos selon lesquels ce sont le Hezbollah et le président syrien, Bachar el-Assad, qui ont pris la décision de faire chuter son gouvernement. « Le président Assad a suffisamment de problèmes internes et n’a pas besoin d’un nouveau front libanais. Quant au Hezbollah, il a trop longtemps patienté dans l’affaire (dite) des faux témoins et des Conseils des ministres qui n’étaient pas convoqués. Le gouvernement n’a pas chuté parce qu’on voulait se débarrasser de Saad Hariri, mais en raison d’un complot programmé visant la Résistance et ses armes. »
Trois députés du CPL, Naji Gharios, Alain Aoun et Nabil Nicolas, ont également critiqué les propos de M. Hariri, notamment parce qu’il a affirmé qu’il aurait préféré que le général Michel Aoun « demeure au premier rang des forces du 14 Mars au lieu de choisir d’être un officier de second rang au service du Hezbollah ». « Je comprends bien le fait que l’ancien Premier ministre ne se soit pas encore habitué à sa nouvelle situation », a indiqué M. Gharios en jugeant que « le général Aoun ne peut pas être considéré tel qu’il a été désigné » par M. Hariri.
Pour Alain Aoun, les propos de M. Hariri « sont un écho de ce qui avait été dit au Bristol » et pour M. Nicolas, l’ancien chef de gouvernement a « manifesté toute sa rancune contre le général Aoun ». Dans une interview à la chaîne de télévision al-Manar, le député du Metn est revenu à la charge contre l’acte d’accusation dans l’affaire Hariri, estimant qu’il a été remis aux autorités libanaises « pour porter un coup à la stabilité dans le pays ».
Le numéro 2 du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, ne s’est pas arrêté sur les propos de M. Hariri, mais sur le TSL et l’acte d’accusation remis récemment aux autorités libanaises. Dans un discours qu’il a prononcé à un meeting dans la banlieue sud de Beyrouth, il a estimé qu’« il n’y a pas lieu de choisir entre la justice et la stabilité ». « En d’autres termes, nous voulons les deux et nous n’acceptons pas qu’elles soient dissociées, l’une au détriment de l’autre, a affirmé cheikh Kassem. Mais le problème est que le TSL n’a rien à voir avec la justice ou la stabilité. Il se situe en dehors de la justice et est complètement politisé », a-t-il dit, en réaffirmant que le Hezbollah « n’est pas concerné par l’acte d’accusation » remis aux autorités libanaises « et par tout le brouhaha qui l’a entouré ». « Il s’agit d’un débat médiatico-politique qui n’a rien à voir avec la justice », a insisté cheikh Kassem pour qui « le TSL fait partie du plan israélo-américain visant la Résistance ».


cher mr jabbour il n y as que la verite qui blesse
08 h 07, le 14 juillet 2011