Rechercher
Rechercher

Agenda

L’ancien ministre des Finances, Jihad Azour, chevalier de la Légion d’honneur

M. Pietton remettant la médaille de la Légion d’honneur à l’ancien ministre, sous le regard ému des membres de sa famille.

L’ambassadeur de France, Denis Pietton, a honoré mercredi soir de la plus importante distinction française M. Jihad Azour, pour son action en tant qu’ancien ministre des Finances et étroit collaborateur dans l’alliance économique franco-libanaise.
Remercié pour « l’ensemble de son action en tant que relais particulièrement fidèle, efficace et loyal », Jihad Azour a reçu la Légion d’honneur que M. Pietton lui a remise au nom du président Nicolas Sarkozy devant les membres de sa famille et entouré de ses anciens collègues parmi les hauts fonctionnaires.
Avec eux dans l’assemblée, une vingtaine de personnalités du monde politique parmi lesquelles le vice-président du Parlement Farid Makari, les députés Fouad Siniora et Jean Oghassabian, l’ancien ministre Raymond Audi, Nader Hariri, le cousin de l’ancien Premier ministre, Saad Hariri, ainsi que l’archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Matar.
Jihad Azour a effectué la majeure partie de ses études en France. Diplômé de l’université Paris Dauphine, il a obtenu un doctorat avec mention honorable en finance internationale à l’Institut d’études politiques de Paris. Il a entamé sa carrière en tant que consultant dans le prestigieux cabinet de conseil en stratégie Mackinsey & Company avant d’être nommé au Liban conseiller du ministre des Finances.
Mercredi soir, Jihad Azour a été félicité pour ses réformes au sein du ministère, particulièrement « l’introduction de la TVA devenue aujourd’hui première recette publique, la modernisation du marché financier et l’amélioration de la transparence au sein du ministère des Finances », qui a conclu à la publication des comptes du gouvernement sur la période 1993-2006, « une première dans l’histoire du Liban », a salué l’ambassadeur Denis Pietton.
À son tour au micro, Jihad Azour a rendu un hommage ému à l’universalisme de la France, « qui l’a conduite à s’ouvrir aux peuples, par la laïcité, l’État de droit et l’humanisme ». « Des valeurs qui s’éloignent du discours politique libanais, a-t-il ajouté, amenant la jeunesse à douter de son avenir et de son appartenance. » Faisant mention de « secousses spontanées » ces dernières années au Liban, Jihad Azour a appelé à l’espoir et abordé les révolutions arabes, « avènement de la réconciliation entre tous les Libanais ». Enfin, il a conclu sous les applaudissements de son entourage en invoquant la paix sous la devise « liberté, cohésion, diversité et souveraineté ».

 

Olivia DEHEZ

L’ambassadeur de France, Denis Pietton, a honoré mercredi soir de la plus importante distinction française M. Jihad Azour, pour son action en tant qu’ancien ministre des Finances et étroit collaborateur dans l’alliance économique franco-libanaise.Remercié pour « l’ensemble de son action en tant que relais particulièrement fidèle, efficace et loyal », Jihad Azour a reçu la Légion d’honneur que M. Pietton lui a remise au nom du président Nicolas Sarkozy devant les membres de sa famille et entouré de ses anciens collègues parmi les hauts fonctionnaires. Avec eux dans l’assemblée, une vingtaine de personnalités du monde politique parmi lesquelles le vice-président du Parlement Farid Makari, les députés Fouad Siniora et Jean Oghassabian, l’ancien ministre Raymond Audi, Nader Hariri, le cousin de l’ancien...