La société civile, pilier du développement solide
Ce soutien à la gouvernance démocratique et la sécurité est relayé par le soutien à la société civile « particulièrement florissante », a insisté hier l’ambassadrice. 15 millions d’euros sont actuellement déboursés à 27 organisations non gouvernementales, mais « celles-ci se comptent par milliers au Liban et nous aimerions élargir notre collaboration avec ces acteurs de la réforme », a affirmé Mme Eichhorst. Dans ce contexte, l’ambassadrice a fait part d’une « structure nouvellement aménagée par l’UE pour appuyer la société civile aux niveaux local et régional ».
Par ailleurs, la coopération économique incluse dans le partenariat libano-européen se focalisera cette année sur la création d’emplois, a insisté Mme Eichhorst, répétant le terme « emplois » trois fois de suite pour en marquer l’importance. À cette fin, l’ambassadrice a évoqué « le financement de crédits permettant la création d’emplois en zones rurales ». L’UE encouragera en outre la création de petites et moyennes entreprises, qui sont de « forts conducteurs pour l’économie ». Une autre priorité sera donnée pour les régions défavorisées, notamment les régions rurales, « où doit se centrer notre enjeu de réduire les inégalités sociales », a-t-elle expliqué. En effet, l’UE prévoit d’intensifier la coopération « en faveur d’un développement économique qui profite à tous les Libanais », a souligné l’ambassadrice, évoquant à titre d’exemple « le soutien aux incubateurs d’entreprises et l’appui à la décentralisation en partenariat avec les municipalités ». Elle a rappelé le soutien par l’UE de l’adhésion éventuelle du Liban à l’Organisation mondiale du commerce, dans le cadre de l’abattement des frontières, l’ouverture des marchés et la mobilité de circulation que l’Europe veut entretenir avec ses voisins.
« Nous aimerions que le Liban fasse plus... »
Le soutien en faveur d’un développement durable ne saurait aboutir sans une coopération effective du pays bénéficiaire. « Le Liban doit démontrer qu’il mène les réformes avec sérieux », a insisté Mme Eichhorst. En effet, si la politique de voisinage est « différenciée (selon) les besoins, les capacités et les objectifs des voisins qui en bénéficient (...), l’UE apporte un soutien tout particulier aux partenaires engagés dans la construction d’une démocratie solide. Ceux qui progressent plus recevront plus, et nous aimerions sentir plus de progrès au niveau du Liban », a affirmé clairement l’ambassadrice. À l’heure actuelle, c’est le nouveau gouvernement qui devra faire preuve d’engagement, non seulement pour bénéficier d’une aide européenne accrue, mais déjà pour la maintenir.
À la question de savoir si la politique du gouvernement à l’égard du Tribunal spécial pour le Liban risque de mettre un terme à ce partenariat, Mme Eichhorst a rappelé le souhait ferme exprimé par les ambassadeurs des pays de l’UE au Premier ministre Nagib Mikati de respecter les engagements du Liban par rapport au TSL. « Nous accueillons la formation du gouvernement, avec lequel notre coopération procédera pas à pas », a-t-elle ajouté, sans écarter la possibilité de suspendre la PEV au Liban si les décisions du TSL ne sont pas appliquées. Reste que la clause insérée dans la déclaration ministérielle et « qui stipule clairement la coopération du Liban avec l’Union européenne (nourrit) l’espoir qu’a celle-ci de préserver sa politique ». En somme, « l’établissement et la consolidation de la démocratie et de l’État de droit » mentionnés par la représentante de l’UE se déverseront dans l’intérêt du pays...pourvu qu’ils traversent le filtre pernicieux de l’étroite politique.


Une délégation FL en tournée à Hasbaya et Marjeyoun en soutien aux habitants du Sud
Avec une caste politique aussi pourrie qui gouverne le pays depuis des décennies , c ’est quand la poule aura des dents qu’ on verra un jour un gouvernement non tribal réduire les inégalités sociales et dans son calendrier les petites et moyennes entreprises. . Nazira.A.Sabbagha
04 h 38, le 06 juillet 2011