Les habitants sont en train de se préparer à un assaut des forces de sécurité à Hama, en érigeant des barrages de fortune dans les rues de la ville. Photo YouTube.
Lors de la manifestation de vendredi qui aurait réuni plus d’un demi-million de personnes, aucune présence des services de sécurité n’avait été signalée et aucun protestataire n’avait été tué. Le lendemain, le gouverneur de la ville avait été limogé par décret présidentiel.
Selon un opposant syrien en exil à Washington, Mohammad Abdallah, le recours aux chars dans Hama « discréditerait totalement » l’engagement pris par Assad de nouer un dialogue avec les opposants. L’armée et les blindés ont déjà donné l’assaut à des villages et des villes de la région de Djabal al-Zaouia, au nord de Hama, a-t-il précisé.
De leur côté, les États-Unis ont réclamé hier le départ des forces syriennes de la ville de Hama, exigeant aussi du régime qu’il cesse sa « campagne d’arrestations ». Victoria Nuland, la porte-parole du département d’État, a observé que le régime du président Bachar el-Assad se disait désireux de dialoguer, tout en continuant les attaques contre la population, notamment à Hama. Selon Londres, la « violente répression » des manifestations anti-gouvernementales à Hama va « saper un peu plus la légitimité du régime » et soulève de « sérieuses questions » sur la mise en œuvre des réformes promises. Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a ajouté dans un communiqué qu’ « aucun véritable dialogue politique ne peut avoir lieu au moment où est menée une répression militaire brutale ». « Le Royaume-Uni a clairement fait savoir que le président Assad devait mener des réformes ou partir », a rappelé le chef de la diplomatie britannique. « Si le régime continue à choisir la voie de la répression brutale, la pression de la communauté internationale ne fera qu’augmenter. »
Également, dans le gouvernorat d’Idleb, « les forces armées syriennes ont pris d’assaut » hier à l’aube la localité de Kfar Noubol. « Les chars sont déployés sur les carrefours et des tireurs embusqués sont postés sur les toits des maisons et des bâtiments gouvernementaux de la localité », selon l’OSDH. Ces dernières semaines, Kfar Noubol a été le théâtre d’importantes manifestations appelant à la chute du régime.
Par ailleurs, plus de 500 militants et manifestants ont été arrêtés ces derniers jours à travers la Syrie, d’après l’OSDH, qui a dénoncé la poursuite des détentions arbitraires malgré la levée de l’état d’urgence, le 21 avril dernier.
Plus encore, la brutalité de la répression des manifestations pro-démocratiques en mai à Tall Kalakh, dans l’ouest de la Syrie, s’apparente à un crime contre l’humanité, a estimé hier Amnesty International. Dénonçant « les décès en prison, les tortures et les détentions arbitraires », Amnesty estime que ces faits pourraient « relever de la Cour pénale internationale ».
Pour leur part, les militants prodémocratie ont appelé sur Facebook à une journée de « grève générale » jeudi dans tout le pays. « Nous appelons tous les habitants à observer une grève générale qui ébranlera le régime. Homs, Hama, Deir el-Zor, toute la province de Damas et de Houran ont déjà répondu présent », ont-ils écrit sur la page Syrian Revolution 2011.
Sur un autre plan, à Damas, quelque 70 anciens et actuels députés se sont réunis hier pour examiner des « issues à la crise ». C’est la troisième réunion politique de ce genre depuis plus d’une semaine. Dimanche, une centaine de personnalités proches du pouvoir se sont réunies pour réfléchir à « une troisième voie ». Le 27 juin, une réunion a rassemblé une centaine d’opposants indépendants et d’intellectuels qui ont appelé à la poursuite du « soulèvement pacifique » jusqu’à l’avènement de la démocratie en Syrie.
(Source : agences)


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
The situation has become so deteriorated in Syria. A lot of persons have been killed as a result of the clashes between the regime troops and protestors. In addition, a lot of people have to quit home and cross the border between Syria and Turkey. They have to escape as a result of the violence practice against them. EU has warned the Syrian regime of using power against the protestors. It also has discussed the possibility of imposing sanctions upon Syria. On the other hand, the Syrian regime has made a lot of attempts to appease the protestors and it has promised to make the necessary reformations.
05 h 22, le 06 juillet 2011