Le gouverneur de la BDL, Riad Salamé, au cours de sa participation hier au séminaire organisé à l’ABL.
Le gouverneur de la BDL a tenu à préciser que les investigations dans les dossiers d’institutions financières internationales sont toujours en cours, notamment celles qui avaient proposé à leurs clients d’acheter des produits dérivés qu’elles se sont par la suite empressées de revendre.
Dressant un bilan des mesures prises par la Banque centrale à cet égard, M. Salamé a rappelé qu’à partir de l’année 2000 la BDL a émis plusieurs circulaires qui portent sur le renforcement des mécanismes de contrôle ainsi que sur l’application des principes de bonne gouvernance dans les banques. « À cette période, nous avions proposé la formation de plusieurs comités dont la responsabilité porte sur l’évaluation des risques et l’audit interne, a indiqué Riad Salamé. Nous avons également formé des cadres à la culture monétaire actuelle à travers des examens créés par des institutions internationales telles que FSA et SEC, et plus de 1 000 personnes ont réussi ces examens », a ajouté le gouverneur de la BDL, qui a expliqué que la BDL avait mis en place une unité pour la bonne gouvernance. Suite à cela, Riad Salamé a énuméré quelques objectifs qui vont dans le sens de l’application des principes de bonne gouvernance dans les banques.
De son côté, le président de l’ABL Joseph Torbey a rappelé que l’ABL avait publié au début de l’année en cours un guide en trois langues à l’usage des banques, dans lequel figurent les principes de la bonne gouvernance selon les codes adoptés par les accords de Bâle et l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Soulignant que les responsables des banques sont de plus en plus conscients de l’impact positif de la bonne gouvernance sur leurs institutions, notamment pour attirer les investisseurs, M. Torbey a indiqué qu’il y a encore beaucoup d’efforts à faire en termes d’application de ces principes.

