Une trentaine de Palestiniens ont été blessés samedi à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée. La police a dispersé plus de deux mille manifestants rassemblés à l’appel d’un parti islamiste radical dans le secteur autonome de la ville, sous contrôle de l’Autorité palestinienne. Les manifestants ont jeté des pierres sur les policiers qui ont riposté par des tirs en l’air et des grenades lacrymogènes. Le « Parti de la liberté » prône le rétablissement du califat sur tout le monde musulman. Il accuse régulièrement l’Autorité palestinienne de pactiser avec l’« ennemi sioniste ».
Un second rabbin interpellé brièvement à Jérusalem pour incitation à la violence
La police israélienne a interpellé hier pendant quelques heures un rabbin soupçonné d’incitation à « la violence et au racisme », quelques jours après la brève détention d’une autre personnalité religieuse, qui avait provoqué des manifestations violentes de ses partisans. Après cette interpellation, un petit groupe de manifestants a tenté de bloquer une artère principale de Jérusalem en brûlant des pneus et en empêchant la circulation d’un tramway à l’essai. Le rabbin Yosef avait donné son imprimatur à un livre dont la diffusion a été interdite, La Torah du roi, qui justifie le fait de tuer des civils innocents non juifs en cas de conflit.
Le Hamas accuse le Fateh de « retarder » la réconciliation
Le mouvement Hamas a accusé hier son rival le Fateh de « retarder » la réconciliation interpalestinienne en raison notamment de la volonté du président Mahmoud Abbas de reconduire Salam Fayyad à la tête du gouvernement. « Nous attendons qu’ils reviennent à la table des négociations pour mettre en œuvre ce qui est prévu par l’accord de réconciliation nationale et pour avancer rapidement sur tous les dossiers, notamment le choix du Premier ministre », a déclaré Ezzat al-Racheq, membre du bureau politique du Hamas basé à Damas. « Le Hamas ne veut pas imposer un candidat au Fateh, et le Fateh ne peut pas nous imposer un candidat, c’est notre droit », a-t-il précisé.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef