Bahreïn: les opposants chiites participent au dialogue national
OLJ /
le 02 juillet 2011 à 09h05
Le Wefaq, principal groupe de l'opposition chiite de Bahreïn, a décidé de participer au dialogue national qui s'ouvre samedi pour relancer le processus de réformes politiques dans ce royaume du Golfe secoué en février-mars par une vague de contestation populaire. Cette décision a été annoncée tard vendredi par un dirigeant du groupe, Khalil al-Marzoug, rapporte samedi le quotidien bahreïni Al-Wasat. Ce dirigeant a précisé que son groupe enverra cinq délégués à ce forum et insisté, selon le quotidien, sur les demandes du Wefaq qui veut que le chef du gouvernement soit choisi parmi les membres de la majorité au Parlement. La contestation à Bahreïn avait été menée par les chiites, majoritaires parmi la population locale, contre la dynastie sunnite des Al-Khalifa qui règne depuis plus de deux siècles sur ce pays stratégique du centre du Golfe qui sert de base à la Vème Flotte américaine. Quelque 300 représentants de mouvements politiques et de différentes associations ont été invités à ce dialogue lancé à l'initiative du roi Hamad Ben Issa Al-Thani. La séance prévue samedi doit être protocolaire et ces personnalités doivent se retrouver ensuite trois fois par semaine. Une synthèse de leurs débats sera présentée ensuite au roi qui décidera de la nature des réformes à introduire. Avant ce dialogue, les autorités ont multiplié les mesures d'apaisement annonçant notamment mercredi la création d'une commission indépendante de cinq membres, dont des juristes de renommée internationale, pour enquêter sur les abus lors de la répression. Le Wefaq avait été le principal animateur de la contestation qui avait été réprimée à la mi-mars au prix de 24 morts, selon les autorités. Quatre manifestants sont morts depuis en détention. Le Wefaq avait retiré pendant ces évènements ses 17 députés du Parlement de 40 sièges.
Le Wefaq, principal groupe de l'opposition chiite de Bahreïn, a décidé de participer au dialogue national qui s'ouvre samedi pour relancer le processus de réformes politiques dans ce royaume du Golfe secoué en février-mars par une vague de contestation populaire. Cette décision a été annoncée tard vendredi par un dirigeant du groupe, Khalil al-Marzoug, rapporte samedi le quotidien bahreïni Al-Wasat. Ce dirigeant a précisé que son groupe enverra cinq délégués à ce forum et insisté, selon le quotidien, sur les demandes du Wefaq qui veut que le chef du gouvernement soit choisi parmi les membres de la majorité au Parlement.La contestation à Bahreïn avait été menée par les chiites, majoritaires parmi la population locale, contre la dynastie sunnite des Al-Khalifa qui règne depuis plus de deux siècles sur ce pays...
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