« Nous ferons notre devoir », a dit M. Charbel à la LBCI. Cependant, « il faut savoir qu’il y a une différence entre le fait d’entamer une procédure de recherches sans pouvoir retrouver les individus poursuivis et ne pas entamer ces recherches », a-t-il ajouté.
Déplorant le fait que l’identité des personnes mises en accusation ait été divulguée alors que l’acte d’accusation a été émis sous le sceau de la confidentialité, M. Charbel a dit : « Imaginez que l’on me prévienne publiquement que je suis poursuivi. La première chose que je ferais, c’est prendre la fuite. »
Peu auparavant, le ministre avait affirmé à Radio-Liban libre qu’il « n’existe pas au Liban de régions où les FSI ne peuvent entrer ». « Il n’y a pas d’éléments armés et la situation est sous contrôle », a-t-il assuré.
Minimisant l’impact de l’acte d’accusation sur le terrain, il a estimé qu’il « n’y a pas de raison qu’il y ait un dérapage sécuritaire. Je pense que tout le monde est conscient de la chose ».
Par ailleurs, M. Charbel a confirmé à l’AFP les noms des quatre suspects cités dans les mandats d’arrêt. « Les noms des quatre suspects révélés par les médias locaux sont les mêmes que ceux mentionnés dans les mandats d’arrêt du TSL », a-t-il indiqué.
Le ministre a ajouté que le procureur général Saïd Mirza lui avait donné les mandats d’arrêt hier matin et a confirmé les identités des quatre suspects comme étant Moustafa Badreddine, Sélim Ayache, Assad Sabra et Hussein Anayssi, tous membres du Hezbollah.
Plus tard, il a publié un communiqué niant avoir affirmé que les quatre accusés appartenaient au Hezbollah, ce que la dépêche de l’AFP ne dit pas.
Comme à la LBCI, M. Charbel s’est interrogé sur les fuites dans la presse concernant l’acte d’accusation. « Pour cette raison, nous avons perdu l’effet de surprise », a-t-il dit à l’AFP. « Nous allons rechercher les suspects, mais nous ne sommes pas sûrs que nous allons les trouver », a-t-il ajouté.
Une réunion avec tous les services de sécurité concernés est prévue aujourd’hui, samedi, pour coordonner les opérations de recherche des suspects, a-t-il ajouté.
« Nous devons gérer cette affaire dans le calme et avec sagesse pour préserver la paix civile, a-t-il poursuivi. Si la situation explose, tout le monde aura perdu. »


Il annonce ses intentions, qui vont dépendre des maitres. Il faudrait faire un effort ,ou essayer du côté de l'Iran peut-être qu'ils y sont déja.
22 h 36, le 01 juillet 2011