Une fois de plus, l’Écossais Andy Murray chute aux portes de la finale, incapable de franchir le cap Nadal malgré le soutien du Tout-Londres. Grande déception pour le n° 4 mondial qui voulait être celui qui met fin à la disette de grand chelem des joueurs anglais. Julian Finney/AFP
La perte annoncée de sa première place mondiale, officialisée un peu plus tôt dans la journée après la victoire de Novak Djokovic contre Jo-Wilfried Tsonga, n’a visiblement pas perturbé plus que cela Rafael Nadal. Tenant du titre sur le gazon de Wimbledon, l’Espagnol s’est qualifié pour sa 5e finale sur le Central Court lors de ses cinq dernières participations (il était absent en 2009) en dominant logiquement Andy Murray (5/7 6/2 6/2 6/4). Le Britannique, favori de cœur des spectateurs londoniens, échoue lui pour la troisième fois de suite dans le dernier carré et va commencer à se demander s’il ne va pas connaître le même sort que Tim Henman, à qui on promettait un jour un succès à Wimbledon et qui ne l’a jamais décroché, se « contentant » de quatre demi-finales et quatre quarts de finale.
Un bon départ de Murray...
Tout avait pourtant parfaitement commencé pour Murray, sorti victorieux d’une première manche crispante, au cours de laquelle les deux hommes se montraient particulièrement solides sur leurs engagements. Jusqu’au 11e jeu, moment choisi par le Britannique pour accélérer et breaker son adversaire (6/5). Quelques instants plus tard, il virait en tête dans cette demi-finale (7/5). Rafael Nadal ne tardait pas à réagir en profitant d’une incompréhensible erreur de Murray qui sortait un coup droit anodin à 2/1 en sa faveur alors qu’il pouvait s’offrir une balle de break. Dès lors, le numéro 4 mondial semblait sortir de son match. En face, au contraire, Rafael Nadal sentait que le match pouvait tourner. Plus agressif et redoutable en passings, le Majorquin alignait alors sept jeux de suite (!) pour égaliser (6/2) et prendre les devants dans le 3e set (2/0)... Et puis le trou noir Andy Murray parvenait enfin à stopper l’hémorragie (en revenant à 2/1) mais pas la folle chevauchée du futur ex-numéro 1 mondial. Toujours aussi infranchissable en défense, il dégoûtait littéralement Murray qui commettait beaucoup trop d’erreurs pour l’inquiéter. Résultat, Nadal visera cet après-midi un troisième doublé Roland-Garros-Wimbledon d’affilée, mais un nouveau numéro 1 nommé Novak Djokovic l’attend de pied ferme, bien décidé à décrocher son premier titre à Wimbledon et conforter de ce fait son nouveau statut de numéro 1.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef