Les arrestations ont été opérées mardi tard le soir, selon ces sources. Elles n'ont pas été confirmées par les autorités.
"Une jeune femme qui était au volant en compagnie de son frère dans le sud de Jeddah (ouest), a été conduite au poste de police", a rapporté le journal électronique Sabaq.
Les policiers ont bloqué sa voiture puis procédé à un contrôle d'identité de la conductrice et de son frère avant de les emmener au commissariat pour interrogatoire. Un citoyen avait alerté la police après avoir "vu une jeune femme non voilée conduisant une voiture", poursuit le journal en ligne.
Sabaq n'a pas précisé si la jeune femme était toujours détenue.
Des militants ont pour leur part fait état sur leur page Facebook de l'arrestation par la police religieuse -les "brigades de la promotion de la vertu et de la prévention des vices"- de quatre jeunes femmes au volant dans un complexe réservé aux seuls résidents dans le nord de Jeddah.
Le 17 juin, 42 Saoudiennes avaient répondu à un appel pour défier l'interdiction de conduire, selon les organisateurs de la campagne Women2drive. Jusqu'ici les femmes ayant pris le volant avaient fait l'objet d'un rappel à l'ordre par des policiers.
Aucune loi n'interdit aux Saoudiennes de conduire, mais les autorités se fondent sur un édit religieux (fatwa) promulgué dans le royaume et invoquent l'opposition des puissants religieux et des milieux conservateurs.
Les femmes doivent engager un chauffeur ou, si elles n'en ont pas les moyens, dépendre du bon vouloir des membres masculins de leur famille.
Dans le royaume dont les lois s'inspirent d'une version rigoriste de l'islam, les femmes sont en outre obligées de sortir complètement voilées et ne peuvent voyager sans autorisation de leur mari ou d'un autre homme de leur famille, ni manger seules au restaurant.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine