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Moyen Orient et Monde - Turquie

La confusion règne au Parlement

La confusion a gagné l’arène politique turque avec l’annonce hier par le principal parti d’opposition que ses députés élus lors des législatives du 12 juin refusent de prêter serment au Parlement, en solidarité avec deux d’entre eux, maintenus en détention provisoire. Les 135 députés du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate) emboitent le pas de 35 élus kurdes, qui avaient déjà annoncé la semaine dernière leur boycott du Parlement pour protester contre l’invalidation de l’élection d’un militant kurde en raison d’une condamnation pour « propagande terroriste ».
Le président du CHP, Kemal Kiliçdaroglu, a accusé le Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste) au pouvoir d’avoir fait pression sur les juges pour empêcher la libération des élus détenus. « Nous nous battrons sur tous les terrains contre cette tendance vers une dictature civile et contre le parti au pouvoir qui en est responsable », a-t-il dit, assurant que son parti ne demandait ni l’amnistie ni l’application de l’immunité parlementaire pour les deux élus, seulement leur libération.
La cérémonie de prestation de serment a ainsi eu lieu en présence des seuls députés de l’AKP et du MHP, forts respectivement de 327 et 53 sièges sur 550. Le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, a appelé le CHP à faire des propositions. L’agence de presse Anatolie a indiqué que le vice-Premier ministre, Cemil Ciçek, aura aujourd’hui un entretien avec M. Kiliçdaroglu.

Nouveaux militaires inculpés
Par ailleurs, 28 autres militaires, dont un général, ont été inculpés hier pour implication présumée dans un projet de coup d’État en 2003 contre le gouvernement islamo-conservateur, a annoncé également l’agence de presse Anatolie. Un tribunal d’Istanbul a prononcé leur inculpation et délivré des mandats d’arrêt pour huit des 13 accusés, a précisé l’agence. Quinze des suspects sont déjà en détention depuis plusieurs semaines, après l’élargissement de l’enquête dans ce complot présumé qui avait pour nom de code « Opération masse de forgeron », et visait à commettre des attentats pour semer le chaos et justifier un coup d’État, selon l’acte d’accusation. Vendredi soir, un tribunal turc avait inculpé quatre militaires, dont un amiral, pour leur implication présumée dans ce complot. L’an dernier, un premier volet de cette enquête avait entraîné la comparution d’environ 200 militaires.
(Source : AFP)
La confusion a gagné l’arène politique turque avec l’annonce hier par le principal parti d’opposition que ses députés élus lors des législatives du 12 juin refusent de prêter serment au Parlement, en solidarité avec deux d’entre eux, maintenus en détention provisoire. Les 135 députés du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate) emboitent le pas de 35 élus kurdes, qui avaient déjà annoncé la semaine dernière leur boycott du Parlement pour protester contre l’invalidation de l’élection d’un militant kurde en raison d’une condamnation pour « propagande terroriste ».Le président du CHP, Kemal Kiliçdaroglu, a accusé le Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste) au pouvoir d’avoir fait pression sur les juges pour empêcher la libération des élus détenus....
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