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Moyen Orient et Monde - France

Martine Aubry se jette dans l’arène de la présidentielle

La dirigeante du Parti socialiste devra d’abord affronter François Hollande et Ségolène Royal.

La socialiste a annoncé sa candidature à la présidentielle au centre culturel lillois La Gare Saint-Sauveur. Philippe Huguen/AFP

Après avoir longuement hésité, la dirigeante des socialistes français Martine Aubry s’est finalement lancée hier dans la course à la présidentielle de 2012 en se présentant à la primaire organisée par son parti pour désigner son candidat, une compétition très ouverte depuis l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn.
« Je veux rendre à la France sa force, sa sérénité, son unité. Je veux redonner à chacun le goût de l’avenir et l’envie d’un destin en commun », a déclaré la chef de l’opposition, à l’adresse des Français, à partir de son fief de Lille, dont elle est maire, dénonçant la politique du président Nicolas Sarkozy, « exclusivement menée au profit des plus privilégiés ».
Entourée d’un faux suspense, la candidature de la première secrétaire du PS était en réalité devenue inéluctable depuis l’inculpation pour tentative de viol mi-mai à New York de DSK avec qui elle était liée par un pacte selon lequel le mieux placé irait au combat. Jusqu’alors, M. Strauss-Kahn était donné grand gagnant, au sein de son parti et au niveau national, pour battre Nicolas Sarkozy au second tour. Le brusque coup d’arrêt à sa carrière a rebattu les cartes au sein du PS, plaçant l’ancien patron du parti François Hollande en tête des sondages devant Martine Aubry. Mais, face à l’un ou à l’autre, le chef de l’État, dont la candidature à sa succession fait peu de doute, reste perdant pour le moment.
Dans ce cadre, le choix du bon candidat au sein du PS, une formation connue pour ses luttes intestines qui n’avaient pas permis de rassembler lors de la dernière présidentielle de 2007, est un enjeu de taille puisque les socialistes n’ont plus gagné ce scrutin depuis 1988. Tout se décidera lors des élections primaires que le parti va organiser les 9 et 16 octobre et pour lesquelles le dépôt des candidatures s’est ouvert hier. Ce scrutin, inédit en France, sera ouvert à tous ceux qui se disent sympathisants de gauche, manière de donner une dynamique populaire à l’élection et une légitimité au candidat. Dans cette course, outre François Hollande, Mme Aubry devra affronter la candidate malheureuse à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, de même que deux représentants de la génération des quadragénaires du PS, Manuel Valls et Arnaud Montebourg.
Une désignation de Mme Aubry lors de la primaire donnerait au candidat socialiste une coloration résolument à gauche. L’ancienne ministre de l’Emploi, qui cherche à cultiver depuis quelques années une image de responsabilité et de sobriété, est internationalement connue pour avoir mis en place la controversée réduction du temps de travail hebdomadaire à 35 heures. Une réforme qui lui vaut d’être taxée d’« archaïque » par la droite. « C’est une candidate du passé, avec un programme qui est clairement dépassé », a encore lancé hier la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse.
Au profil plus libéral et plus proche des idées de Dominique Strauss-Kahn, François Hollande est son seul réel adversaire : depuis des mois, il n’a cessé de voir sa cote de popularité monter, profitant dès avant le choc de New York de l’érosion de la droite dans les urnes. Mais ses détracteurs lui reprochent sa tendance au consensus mou et son manque d’expérience ministérielle.
« Nous ne nous gênons pas, nous nous complétons, a-t-il réagi hier. Il faut que l’un (des candidats) gagne cette élection présidentielle et il faut surtout que l’un d’entre nous préside la France. »

(Source : AFP)
Après avoir longuement hésité, la dirigeante des socialistes français Martine Aubry s’est finalement lancée hier dans la course à la présidentielle de 2012 en se présentant à la primaire organisée par son parti pour désigner son candidat, une compétition très ouverte depuis l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn.« Je veux rendre à la France sa force, sa sérénité, son unité. Je veux redonner à chacun le goût de l’avenir et l’envie d’un destin en commun », a déclaré la chef de l’opposition, à l’adresse des Français, à partir de son fief de Lille, dont elle est maire, dénonçant la politique du président Nicolas Sarkozy, « exclusivement menée au profit des plus privilégiés ».Entourée d’un faux suspense, la candidature de la première secrétaire du PS était en réalité devenue...
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