Ils sont tombés à point au beau milieu du 57e festival du cinéma de Taormina ; encore mieux, ils logeaient dans le même hôtel (Timeo) que le grand Oliver Stone (Wall Street 1 et 2) et la bellissima Monica Bellucci, tous deux récompensés d’un Taormina Arte Award. Ils ? Ce sont les quelques membres de l’Academia della cuccina di Lebano : Jean-Marie et Dany Mégarbané, Joseph et Nelly Chémali, Nadim et Simone Saïkali, Joumana Debbané (sans Raphy), Pierre Chidiac (sans Marlène) et à leur tête le delegato, Mario Haddad, accompagné de Lucy. En route vers Syracuse, ils avaient fait un stop à Taormina, le plus beau village d’Italie, avec un patrimoine historique et archéologique hors de ce monde, un panorama extraordinaire sur l’Etna et une baie où Le Grand Bleu de Luc Besson a été tourné... Or ce week-end se déroulait le festival du cinéma, un événement peu connu de par chez nous. Il n’en reste pas moins que de nombreuses stars internationales font le déplacement pour y assister. Hommes d’action, nos Libanais ne restent pas béats devant le red carpet, ils se sont débrouillés (dit-on) pour prendre l’apéritif avec la pulpeuse Franco-Italienne, sans son mari Cassel mais devant laquelle Jean-Marie a totalement flashé. Il garde intacte sa passion pour les sourires ultra-bright !
Cap ensuite sur Syracuse où, lors d’un dîner mémorable, Mario Haddad a signé un jumelage avec le delegato de la ville, Angelo Tamburini, en présence de Giovanni Ballerini, président de l’Academia della cuccina Monde, de Benito Fiore (vice-président et delegato de l’Académie à Londres) et de la préfète de Sicile. Le jumelage entre l’académie du Liban (créée à l’époque de l’ambassadeur Cassini) et celle de Stockholm a été également abordé avec Paolo Parini, médecin chercheur au célébrissime institut Karolinska, qui décerne tous les ans le prix Nobel de physiologie ou de médecine. Parini est attendu en novembre à Beyrouth. La toque du Duomo (ragusa), « un des meilleurs restaurants de Sicile », aussi !
Zaffé blues pour Carine et Ziad
Folle de blues en général et du Real Deal Blues Band en particulier, Carine Nasr, exquise en robe Monique Lhuillier, a rêvé, pour son mariage d’amour avec Ziad Bassil, des hommes en chemise blanche du RDBB lui jouant une zaffé anthologique que Miles Davis himself aurait adorée. Elle l’a rêvée, elle l’a eue, et les murs du couvent Saint-Georges de Bherdok s’en souviendront pour les années à venir. Pareil pour les centaines d’invités qui ont envahi la dancefloor pendant tout le gig des bluesmen, oscillant ensuite entre les décibels survoltés des tubes déversés par le DJ, et l’émotion folle (tous les canaux lacrymaux se sont ouverts) lorsque le père de la mariée, mi-George Clooney mi-Robert Redford, lui a chanté au micro À ma fille de Charles Aznavour : du pur temps suspendu.
Rue Foch, numéro 1
Dans la haute couture, il n’y aura plus rien après Coco Chanel et moi, dixit Yves Saint-Laurent – laquelle Coco assurait qu’elle ne faisait pas la mode, mais qu’elle l’était, qu’elle l’incarnait. Dès lors, la maison symbole de l’élégance française a choisi de s’installer au numéro 1 de la rue Foch, au centre-ville de Beyrouth, et de nombreux représentants de Chanel France ont fait le déplacement vers la capitale libanaise pour célébrer officiellement son inauguration, au cours d’un cocktail dinatoire (anti-bling-bling, sans show off ni fioritures) donné par Dimitri, Nicolas et Violette Chammas sur le rooftop de la maison où s’étaient donné rendez-vous quelques belles fashionistas, comme Tamara Ingea Jaber, May Badaoui, Ghida Ammache Rabbath, Maya Raad, Laura Hélou, Rhéa Hindi, Laura Pharaon, Nada el-Assaad, Carine Saghbini et Siham Tuéni. Les hommes (on les aime en cravate) étaient aussi beaux : Rashad Dernaïka, Joe Saïkali, Fadi Ali Ahmad, Émile Khoury, Ralph Eid, Mohammad Rabbath et Assaad Nakad... admiraient la vue imprenable à 360 degrés où le dernier cri de l’architecture côtoie des bâtisses anciennes dont la plupart ont été érigées sous le mandat français.
Fraternité, égalité...
Toi mon frère : pour ces mots qui résonnent si joliment et dans un élan de grande générosité, quelque 400 amis sont venus soutenir Yvonne Chami, une dame admirable qui a fait don de sa personne à des jeunes atteints de maladies mentales dégénératives en créant un « projet de vie » permettant leur suivi médical et intellectuel. Dans les jardins du restaurant Lola à Naas, elle était entourée des membres de son comité (Greta Karam, Sylviane Abou Haïdar, Christiane Lati, Violette Boulos, Lynne Hindi, Nada Abi Aad, Marlène Miguel, Mona Debaï) qui s’étaient mobilisées pour faire de cette soirée annuelle une réussite totale. Une fête animée par un super DJ, qui a distillé goutte par goutte une ambiance 100 000 volts et emballé Corinne Metni (dont les performances vocales égaleraient celles de la chanteuse australienne Lisa Gerrard), laquelle a interprété un Con Te Partiro vivement applaudi par la soprano Tania Kassis, présente cette fois en spectatrice, mais qui avait réussi lors de son spectacle au Beirut Music & Art Festival, fortement orienté tango, à faire danser sur scène les ambassadeurs des pays d’Amérique du Sud...
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