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Liban - Sécurité

Tripoli, entre rassemblements pacifiques et calme précaire

Après les derniers accrochages qui ont eu lieu à Tripoli entre des partisans du régime syrien et ceux qui en dénoncent les abus, la capitale du Nord reste sous haute surveillance, alors que des unités de l’armée continuent de déblayer sur le terrain les traces des affrontements de vendredi dernier, avant de conduire un travail d’estimation des pertes, en coordination avec le Haut Comité de secours.

La Croix-Rouge et la Défense civile à pied d’œuvre pour accueillir les Syriens blessés venus se réfugier à Wadi Khaled, de l’autre côté de la frontière. Photo Michel Hallak

Ces unités mènent également des investigations pour connaître les raisons des dérapages de la semaine dernière, qui ont fait des victimes parmi la population civile ainsi que parmi les militaires. Les unités de l’armée sont déployées sur le terrain afin de veiller à la stabilité de la situation, surtout que les parents de Khodor Masri, une des victimes des accrochages de vendredi dernier, qui était encore à l’hôpital dans un état critique, avaient annoncé qu’ils ne seraient responsables d’aucune des réactions des habitants « au cas où un malheur lui arriverait ». Plus tard en soirée, lorsque le malheureux a succombé à ses blessures, les habitants de Beddawi et les parents éplorés ont entrepris de bloquer la route principale en brûlant des pneus.
Rappelons que le correspondant de la chaîne LBC à Tripoli avait déjà indiqué que les amis et les parents de la victime se tiennent rassemblés devant l’entrée de l’hôpital.
La chaîne MTV a également fait état de rassemblements soutenant l’action du peuple syrien, alors que d’autres rassemblements de partisans du régime de Bachar el-Assad ont pu être observés dans la ville, sans que les unités de l’armée et des FSI, déployées en force, n’aient signalé de dérapage sécuritaire, les responsables de la ville ayant décidé que les manifestations étaient interdites et que seuls les rassemblements seront permis, à condition que les deux camps ne s’affrontent pas et restent loin l’un de l’autre.
À ce propos, le correspondant de l’Agence nationale d’information a rapporté que des dizaines de fidèles avaient quitté la mosquée Hamza en direction de la place Ibn Sina, en scandant des slogans soutenant l’action du peuple syrien, dans une marche spontanée et pacifique, après la prière du vendredi au cours de laquelle cheikh Zakaria Homsi a appelé les fidèles à « demander des comptes » aux responsables des troubles de la semaine dernière, ceux qui « ont refusé », selon lui, « de démilitariser Tripoli avant de démilitariser la banlieue sud, le Hezbollah et Jabal Mohsen ».
Et c’est une fois arrivés sur la place que les participants ont prié pour le repos de l’âme de ceux qui sont morts, sous la surveillance de l’armée et dans un climat plutôt calme.
Malgré cela, certains membres du bloc parlementaire du Futur pensent que le calme est « seulement précaire » et que les choses exploseront tôt ou tard, « en l’absence de décision politique radicale ».
« Les plaies sont encore trop vives, des victimes continueront à tomber », déplore Khaled Zahraman, membre du bloc parlementaire du Futur, qui craint que les affrontements reprennent entre les deux camps de Jabal Mohsen et Bab Tebbaneh.
Et il déclare que le courant du Futur est « contre toute manifestation » de soutien ou de dénonciation du régime syrien, justement pour ne pas transformer le Liban en un lieu de règlements de comptes régionaux. Il a espéré que le Premier ministre Nagib Mikati réussira à « vider Tripoli de ses armes illégales », comme il l’avait promis, soulignant cependant qu’à son avis, les conditions n’étaient « pas encore réunies » pour le faire.
Le député Ammar Houri pense également que Tripoli sera à nouveau « secouée par des troubles », et il déclarait au micro de la VDL 93.5 qu’il craignait « l’intervention d’une cinquième colonne » ou d’une partie quelconque qui provoquerait des troubles dans les rassemblements, « comme ce qui s’est passé la semaine dernière », a-t-il souligné.
Signalons que le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, le juge Sakr Sakr, a engagé des poursuites contre 7 détenus arrêtés après les affrontements de vendredi dernier.
Ces unités mènent également des investigations pour connaître les raisons des dérapages de la semaine dernière, qui ont fait des victimes parmi la population civile ainsi que parmi les militaires. Les unités de l’armée sont déployées sur le terrain afin de veiller à la stabilité de la situation, surtout que les parents de Khodor Masri, une des victimes des accrochages de vendredi dernier, qui était encore à l’hôpital dans un état critique, avaient annoncé qu’ils ne seraient responsables d’aucune des réactions des habitants « au cas où un malheur lui arriverait ». Plus tard en soirée, lorsque le malheureux a succombé à ses blessures, les habitants de Beddawi et les parents éplorés ont entrepris de bloquer la route principale en brûlant des pneus.Rappelons que le correspondant de la chaîne LBC à...
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