Rechercher
Rechercher

Liban

La nouvelle majorité sur la défensive

Depuis que les forces du 14 Mars ont déclaré que le gouvernement Nagib Mikati est syro-hezbollahi, la nouvelle majorité est sur la défensive. Soit elle insiste pour encenser les réalisations gouvernementales à venir, soit elle n’a de cesse de mener une contre-attaque traitant ses détracteurs de tous les noms et les accusant de tous les maux. C’est ainsi que le député Kassem Hachem a dénoncé avec virulence le communiqué du secrétariat général du 14 Mars, le taxant d’être « la voix de son maître, et précisément celle de son ambassadeur Jeffrey Feltman et de toute l’administration américaine ». « Cette équipe, a-t-il martelé, a toujours misé sur des choix qui ont conduit le pays vers le précipice. » S’attaquant au chef des Forces libanaises Samir Geagea, il l’a accusé ainsi que ses partenaires de miser sur les développements dans la région et de bâtir dessus leurs faux espoirs.
Le député aouniste Naji Gharios a, pour sa part, indiqué que la majorité du peuple libanais va être satisfaite et rassurée des décisions prises par le gouvernement. « Nous ne sommes pas contre une opposition sage et objective, dit-il, mais à ce jour, tout semble indiquer que les forces du 14 Mars sont perdues et choquées. » Poursuivant sur sa lancée, il a mis en garde l’opposition au cas où elle aurait recours à une aide étrangère pour créer des conflits interlibanais. « Les services de sécurité ne vont plus faire preuve de laxisme comme par le passé, ils vont réprimer d’une main de fer toute tentative de déstabilisation. »
De son côté, le député Estephan Doueihi a déclaré haut et fort que la nouvelle majorité ne va plus accepter que la politique de « l’État voyou » persiste. « Avec l’appui des jeunes Libanais libres et dignes, qui croient qu’un bel avenir les attend dans ce pays, nous allons affronter toutes les tentatives qui visent à pousser les citoyens à l’exil. »
Quant au jeune parlementaire Alain Aoun, il a considéré que la guerre menée contre le gouvernement par l’opposition vise à empêcher ce dernier de commencer son travail et de répondre aux préoccupations des Libanais. Commentant les propos tenus par le général Michel Aoun sur Saad Hariri, le député aouniste a affirmé que « cela s’inscrit dans un cadre politique, et ne mérite pas toute cette campagne agressive qui ne peut que faire du tort sur le plan personnel ». « D’ailleurs, le meilleur moyen de répondre consiste à poursuivre notre travail, puisque persévérer dans ce débat ne peut que s’avérer stérile », conclut-il.
Sélim Salhab, député du bloc du Changement et de la Réforme, a certifié, lui, que la majorité va demander des comptes aux responsables et appliquer la loi quand besoin est. Revenant sur les propos de Michel Aoun concernant Saad Hariri, il a prétendu qu’ils ont une portée politique et démocratique. Quant aux commentaires de l’opposition venus en réponse sur ce point, ils ne sont ni politiques ni démocratiques. En conclusion, M. Salhab a prétendu que nous ne devons pas être étonnés si des divergences existent au sein du gouvernement, qualifiant cela de très normal.
Depuis que les forces du 14 Mars ont déclaré que le gouvernement Nagib Mikati est syro-hezbollahi, la nouvelle majorité est sur la défensive. Soit elle insiste pour encenser les réalisations gouvernementales à venir, soit elle n’a de cesse de mener une contre-attaque traitant ses détracteurs de tous les noms et les accusant de tous les maux. C’est ainsi que le député Kassem Hachem a dénoncé avec virulence le communiqué du secrétariat général du 14 Mars, le taxant d’être « la voix de son maître, et précisément celle de son ambassadeur Jeffrey Feltman et de toute l’administration américaine ». « Cette équipe, a-t-il martelé, a toujours misé sur des choix qui ont conduit le pays vers le précipice. » S’attaquant au chef des Forces libanaises Samir Geagea, il l’a accusé ainsi que ses partenaires de...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut