Le député aouniste Naji Gharios a, pour sa part, indiqué que la majorité du peuple libanais va être satisfaite et rassurée des décisions prises par le gouvernement. « Nous ne sommes pas contre une opposition sage et objective, dit-il, mais à ce jour, tout semble indiquer que les forces du 14 Mars sont perdues et choquées. » Poursuivant sur sa lancée, il a mis en garde l’opposition au cas où elle aurait recours à une aide étrangère pour créer des conflits interlibanais. « Les services de sécurité ne vont plus faire preuve de laxisme comme par le passé, ils vont réprimer d’une main de fer toute tentative de déstabilisation. »
De son côté, le député Estephan Doueihi a déclaré haut et fort que la nouvelle majorité ne va plus accepter que la politique de « l’État voyou » persiste. « Avec l’appui des jeunes Libanais libres et dignes, qui croient qu’un bel avenir les attend dans ce pays, nous allons affronter toutes les tentatives qui visent à pousser les citoyens à l’exil. »
Quant au jeune parlementaire Alain Aoun, il a considéré que la guerre menée contre le gouvernement par l’opposition vise à empêcher ce dernier de commencer son travail et de répondre aux préoccupations des Libanais. Commentant les propos tenus par le général Michel Aoun sur Saad Hariri, le député aouniste a affirmé que « cela s’inscrit dans un cadre politique, et ne mérite pas toute cette campagne agressive qui ne peut que faire du tort sur le plan personnel ». « D’ailleurs, le meilleur moyen de répondre consiste à poursuivre notre travail, puisque persévérer dans ce débat ne peut que s’avérer stérile », conclut-il.
Sélim Salhab, député du bloc du Changement et de la Réforme, a certifié, lui, que la majorité va demander des comptes aux responsables et appliquer la loi quand besoin est. Revenant sur les propos de Michel Aoun concernant Saad Hariri, il a prétendu qu’ils ont une portée politique et démocratique. Quant aux commentaires de l’opposition venus en réponse sur ce point, ils ne sont ni politiques ni démocratiques. En conclusion, M. Salhab a prétendu que nous ne devons pas être étonnés si des divergences existent au sein du gouvernement, qualifiant cela de très normal.

