Les manifestants réclamaient la libération de 11 étudiantes arrêtées dans la journée au cours de protestations dans la Cité universitaire, a déclaré le chef de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, Rami Abdel Rahmane, basé à Londres. Les manifestations se sont poursuivies dans la soirée malgré la libération des étudiantes, a-t-il ajouté.
"Les forces de sécurité et des membres de l'Union des étudiants ont pris d'assaut mardi soir la Cité universitaire à Damas. Ils ont blessé des étudiants en les frappant avec des matraques", a dit Rami Abdel Rahmane.
"Plus de cent étudiants ont été arrêtés", a-t-il ajouté.
Les faits ont également été rapportés par les Comités de coordination locale, qui chapeautent les militants pro-démocratie dans les villes syriennes.
Selon eux, "les milices pro-régime et les agents de sécurité ont pris d'assaut la Cité universitaire mardi soir, arrêtant et frappant violemment de nombreux étudiants".
"L'un des étudiants, grièvement blessé, est hospitalisé à l'hôpital Mouassat sous haute surveillance", ont indiqué les Comités.
Par ailleurs, des perquisitions ont été effectuées dans le quartier de Roukn Addine à Damas ainsi que dans la ville de Deir Ezzor, à 430 km au nord est de Damas, et dans la ville côtière Tartous, a ajouté M. Abdel-Rahmane.
A Hassaké (nord-est), une mutinerie a éclaté mardi après-midi dans la prison centrale de Hassaké, après la promulgation d'une amnistie générale par le président Bachar al-Assad.
Les quelque 2.000 détenus de cette prison "protestaient contre l'amnistie qui n'incluait que douze d'entre eux", a indiqué à l'AFP un opposant sous le couvert de l'anonymat.
"Les mutins ont brûlé un dortoir, brisé des portes et ont pris un officier et des policiers en otages", a affirmé l'opposant en citant un des prisonniers libérés.
"Les forces de l'ordre et des policiers ont encerclé la région de Gghoueirane où se trouve la prison, l'ont pris d'assaut et ont commencé à tirer", a-t-il affirmé.
Cinq civils, dont un adolescent, ont été tués mardi en Syrie par des tirs des forces de sécurité qui voulaient disperser des manifestations antirégime, après l'annonce d'une amnistie par le président Assad.


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