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Liban

Enthousiasme dans les rangs du 8 Mars après le discours d’Assad

Le discours prononcé lundi par le président syrien Bachar el-Assad a suscité des réactions très positives dans les rangs du 8 Mars.
L’ancien président de la République Émile Lahoud a estimé qu’avec ce discours, M. Assad a « mis les points sur les i » et a « donné le bon et douloureux diagnostic au sujet de ce qui se passe en Syrie ». Pour M. Lahoud, la situation dans ce pays se résume à « une agression armée contre le peuple, les forces de l’ordre et l’armée ». « Les bandes armées tuent les innocents, détruisent les propriétés publiques et privées, brûlent, pillent et sèment la terreur », a-t-il affirmé. Selon lui, ces actions visent à « déstabiliser la Syrie et sa politique de fermeté menée sous la direction de son jeune et généreux président ».
Le ministre d’État démissionnaire Talal Arslane a considéré, de son côté, que le président Assad « démontre tous les jours sa capacité à tirer des occasions de la crise ». Pour lui, cette dernière occasion représentée par la teneur de son discours « sera le pilier de la fermeté face au complot visant à partitionner la Syrie et l’ensemble de la région ».
« Le peuple syrien se range une fois de plus aux côtés de son président », a ajouté M. Arslane, estimant que M. Assad a « fait parvenir aux promoteurs de ce complot féroce un message disant que la Syrie ne pourra pas être divisée parce qu’il n’y a pas de division entre le président et son peuple ».
Pour le chef du PSNS et député de Marjayoun-Hasbaya, Assaad Hardane, « la Syrie a franchi la phase dangereuse et se prépare à l’heure actuelle à une confrontation plus large hors de ses arènes pour faire échec à la conjonction entre l’administration américano-sioniste et les mouvements extrémistes ». M. Hardane n’a toutefois pas précisé ce qu’il entendait par l’expression « hors de ses arènes ».
Toujours au sein du PSNS, le député Marwan Farès a estimé que le discours de M. Assad « ouvre de larges horizons devant les perspectives de réforme politique du système syrien par le biais d’élections législatives qui se tiendront prochainement et l’adoption de nouvelles législations sur les partis, sur l’information et d’autres domaines liés aux impératifs démocratiques ».
Enfin, le député Ali Khreiss, du mouvement Amal, a vu dans le discours présidentiel syrien « un exposé objectif de la situation que connaît la Syrie. Pour M. Khreiss, M. Assad a mis l’accent dans ce discours sur deux constantes essentielles : sa foi dans la réforme et sa détermination à préserver la stabilité ».

L’autre son de cloche
De l’autre côté de l’échiquier politique libanais, le député Khaled Daher (Akkar), membre du bloc parlementaire du Futur, a jugé que le discours de M. Assad « ne contient aucun véritable remède pour régler la crise, alors même qu’il a admis que la solution militaire n’est pas suffisante et est même inutile ».
« S’il y a un complot dans cette affaire, a ajouté M. Khaled, c’est celui qui est représenté par le fait d’abandonner les peuples aux pressions qu’on leur fait subir. »
Estimant que la Syrie a besoin d’un « choc rapide », il a poursuivi : « Le peuple syrien a pris sa décision. Il ne reviendra pas en arrière en dépit du fait qu’il y a déjà plus de mille morts et des dizaines de milliers de blessés. »
« Aujourd’hui, il n’y a plus dans toute la Syrie aucune statue ni du président Hafez el-Assad ni du président Bachar el-Assad », a-t-il assuré.
Le discours prononcé lundi par le président syrien Bachar el-Assad a suscité des réactions très positives dans les rangs du 8 Mars.L’ancien président de la République Émile Lahoud a estimé qu’avec ce discours, M. Assad a « mis les points sur les i » et a « donné le bon et douloureux diagnostic au sujet de ce qui se passe en Syrie ». Pour M. Lahoud, la situation dans ce pays se résume à « une agression armée contre le peuple, les forces de l’ordre et l’armée ». « Les bandes armées tuent les innocents, détruisent les propriétés publiques et privées, brûlent, pillent et sèment la terreur », a-t-il affirmé. Selon lui, ces actions visent à « déstabiliser la Syrie et sa politique de fermeté menée sous la direction de son jeune et généreux président ».Le ministre d’État démissionnaire...
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