La chancelière allemande Angela Merkel.
Les négociations bloquaient depuis deux semaines sur le degré d’implication des créanciers privés au plan d’aide, que l’Allemagne voulait plus large que la France ou la Banque centrale européenne.
La chancelière allemande Angela Merkel, à l’issue d’un entretien avec le président français Nicolas Sarkozy, s’est finalement alignée sur la position de ses deux partenaires qui souhaitaient une solution pour Athènes sur le modèle de « l’initiative de Vienne ».
En mars 2009, les neuf principales banques étrangères actives en Roumanie s’étaient engagées à maintenir leur exposition dans ce pays, et à y renflouer si besoin leurs filiales, pour éviter une fuite des capitaux qui aurait étranglé l’économie nationale.
« Nous avons trouvé une solution sur l’implication du privé sur la base du volontariat », a annoncé M. Sarkozy, lors d’une conférence de presse commune.
Et Mme Merkel d’insister : « Nous voulons que le secteur privé participe sur une base volontaire. Je veux insister là-dessus, il n’y a aucune base légale pour une participation obligatoire. »
« Nous parlons d’une implication des investisseurs privés sur une base volontaire et l’initiative de Vienne, on le sait, c’est un bon fondement, et je pense que l’on peut faire quelque chose sur cette base », a dit Mme Merkel.
« Cela doit être fait en harmonie avec la Banque centrale européenne », a continué Mme Merkel.
Jusqu’ici, Berlin voulait aller plus loin et réclamait que les créanciers privés de la Grèce échangent les obligations en circulation pour des titres de maturité beaucoup plus longue. Ce que jugeait inacceptable la BCE, qui craignait qu’une telle décision sème la panique sur les marchés et place de facto la Grèce en défaut de paiement.
Sans fixer de date, M. Sarkozy et Mme Merkel ont promis une décision « au plus vite » sur le nouveau plan d’aide, bien avant septembre.
De son côté, le Fonds monétaire international a estimé hier qu’il restait peu de temps à l’Europe pour résoudre ses problèmes de dette publique, face aux inquiétudes croissantes des investisseurs et des opinions publiques.
Les ministres européens des Finances vont se retrouver demain et lundi à Luxembourg pour « discuter » du contenu et des conditions du nouveau programme pour la Grèce, avec l’objectif de prendre des décisions à la prochaine réunion de l’Eurogroupe le 11 juillet.
Ce nouveau plan de soutien, qui devrait tourner autour de 100 milliards d’euros, sera également l’objet des discussions au sommet européen de Bruxelles jeudi et vendredi prochains.
L’année dernière, le premier plan d’aide conclu entre les Européens et le FMI se montait à 110 milliards d’euros, mais il ne suffit plus, la Grèce étant toujours dans l’incapacité d’emprunter sur le marché au regard des taux prohibitifs qu’elle devrait débourser.
©AFP


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