Maher el-Assad, frère cadet du président Bachar el-Assad, est perçu comme le symbole de la sanglante répression de la révolte en Syrie, au moment où le régime se bat pour sa survie. Personnage-clé du clan Assad, qui a régné sans partage sur le pays pendant quatre décennies, ce lieutenant-colonel de 43 ans est à la tête de la garde républicaine et de la quatrième division de l’armée. Sa réputation de militaire impitoyable s’est affirmée encore plus depuis le début de la contestation. Il fait également l’objet de sanctions américaines, européennes et canadiennes depuis le mois dernier. Si Maher el-Assad œuvre plutôt dans les coulisses, il apparaît comme le visage de la brutalité du régime. « Bachar est le leader, le visage public. Maher est celui qui fait les sales besognes », résume Joshua Landis, expert de la Syrie et professeur à l’université d’Oklahoma aux États-Unis. « Aujourd’hui, il est très influent, d’autant plus que le régime se maintient grâce à l’action militaire », dit-il. « À en croire les informations récoltées sur le terrain, Maher el-Assad est omniprésent et le chef d’orchestre de la répression », affirme un analyste basé à Damas sous le couvert de l’anonymat. « Je crois que cela montre que la “famille régnante” se bat pour sa survie et est capable de détruire la société syrienne pour parvenir à ses fins », dit-il. Des milliers de réfugiés ont fui vers la Turquie et le Liban voisins, où ils racontent les « exactions » des hommes de Maher. Mais pour les experts, il n’y a pas de preuve sur son omniprésence, notamment en raison de l’interdiction faite aux médias étrangers de pénétrer en Syrie. « En principe, les troupes dirigées par Maher sont en charge de protéger le régime dans la capitale et ses environs », selon l’analyste basé à Damas. « Cela est d’autant plus nécessaire actuellement que Damas n’est pas à l’abri et que le palais présidentiel a besoin de ces troupes à portée de main. » Le père de Bachar et Maher, l’ex-président défunt Hafez el-Assad, avait également partagé le pouvoir avec son frère cadet, Rifaat. C’est sur les ordres de Hafez que les « brigades de la défense », un bataillon indépendant de l’armée dirigé par Rifaat, avaient perpétré un massacre à Hama en 1982 après un soulèvement des Frères musulmans, faisant des dizaines de milliers de morts selon des chiffres non officiels. Rifaat el-Assad a, depuis, été forcé à l’exil et vit actuellement à Londres. (Source : AFP)
Maher el-Assad, frère cadet du président Bachar el-Assad, est perçu comme le symbole de la sanglante répression de la révolte en Syrie, au moment où le régime se bat pour sa survie. Personnage-clé du clan Assad, qui a régné sans partage sur le pays pendant quatre décennies, ce lieutenant-colonel de 43 ans est à la tête de la garde républicaine et de la quatrième division de l’armée. Sa réputation de militaire impitoyable s’est affirmée encore plus depuis le début de la contestation. Il fait également l’objet de sanctions américaines, européennes et canadiennes depuis le mois dernier.Si Maher el-Assad œuvre plutôt dans les coulisses, il apparaît comme le visage de la brutalité du régime. « Bachar est le leader, le visage public. Maher est celui qui fait les sales besognes », résume Joshua Landis,...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.