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Moyen Orient et Monde - Terrorisme

Zawahiri sera éliminé comme Ben Laden, assure Washington

El-Qaëda a désigné hier Ayman al-Zawahiri pour succéder à Oussama Ben Laden. Le nouveau chef de la nébuleuse a promis de poursuivre le jihad, mais le chef d’état-major US, Mike Mullen, a assuré que les États-Unis élimineront Zawahiri comme ils ont éliminé Ben Laden.

À l’instar du fondateur d’el-Qaëda, Aymane al-Zawahiri s’est caché après les attentats du 11-Septembre et a été vu une dernière fois un mois après, en octobre 2001, à la frontière afghano-pakistanaise. Son épouse, son fils et ses deux filles avaient été tués par des frappes américaines à Kandahar deux mois plus tard. Photo AFP

El-Qaëda a désigné son numéro deux, Aymane al-Zawahiri, pour succéder à Oussama Ben Laden, tué début mai par un commando américain au Pakistan, et s’est engagé à poursuivre le jihad contre les États-Unis et Israël, dans un communiqué mis en ligne hier. « Le commandement général d’el-Qaëda annonce, après consultations, la désignation de cheikh Aymane al-Zawahiri à la tête de l’organisation », selon le texte signé du commandement général et publié sur des sites islamistes. Aymane al-Zawahiri, âgé de 59 ans, le « cerveau » et principal porte-parole d’el-Qaëda, devient ainsi l’homme le plus recherché du monde. Sa tête est mise à prix 25 millions de dollars par le département d’État américain. El-Qaëda va poursuivre « le jihad contre les apostats qui agressent la terre d’islam et à leur tête l’Amérique croisée et son acolyte Israël », affirme d’emblée le commandement d’el-Qaëda dans son communiqué. « Nous les combattrons avec toutes nos capacités et nous exhortons la nation (islamique) à les combattre (...) par tous les moyens possibles jusqu’à l’expulsion de toutes les armées d’invasion de la terre d’islam et l’instauration de la charia », la loi islamique, ajoute le texte.
En nommant à sa tête l’Égyptien Aymane al-Zawahiri, le commandement général d’el-Qaëda a exposé dans le communiqué les principes guidant sa future action. Ainsi, il rassure les Palestiniens qu’il « ne les lâchera pas jusqu’à la victoire » et « la libération de l’ensemble de la Palestine ». « Nous n’accepterons aucune concession sur la Palestine » et « nous ne reconnaîtrons pas de légitimité au prétendu État d’Israël » comme « nous ne nous engagerons par aucun accord ou convention » reconnaissant Israël, ajoute-t-il. Exprimant en outre son « soutien au soulèvement des peuples musulmans » en Égypte, en Tunisie, en Libye, au Yémen, en Syrie et au Maroc, el-Qaëda appelle à la poursuite de la contestation dans les pays arabes pour « éliminer les régimes corrompus et injustes imposés par l’Occident à nos pays ». Mais « le véritable changement souhaité ne se réalisera qu’avec le retour de la oumma vers la charia », poursuit-il, indiquant sa disposition à « coopérer avec tous les groupes islamiques » pour faire « triompher la charia » et « éliminer les régimes corrompus ». S’agissant de l’Afghanistan, el-Qaëda assure le chef suprême des talibans, le mollah Mohammad Omar, que le réseau continuera à agir « sous son commandement (...) pour repousser l’occupation américaine croisée de l’ensemble du pays ». Il rassure aussi « les frères combattants » en Irak, en Somalie, dans la péninsule Arabique et au Maghreb, où opèrent des branches d’el-Qaëda, ainsi qu’en Tchétchénie, affirmant qu’il « poursuivra sur la même voie (...) pour combattre un ennemi unique même s’il prend différentes formes ».
Le nouveau chef d’el-Qaëda s’était engagé à poursuivre la voie du jihad contre l’Occident et avait renouvelé son allégeance au mollah Omar, « émir des croyants », dans une vidéo mise en ligne le 8 juin par le groupe de renseignement américain SITE. « Aymane al-Zawahiri est le cerveau d’Oussama Ben Laden. C’est après la rencontre entre les deux hommes (en Afghanistan) que Ben Laden a pris cette importance », affirmait l’avocat islamiste égyptien Mountasser al-Zayat, qui l’avait bien connu. « Zawahiri est loin d’avoir l’envergure d’Oussama Ben Laden », a toutefois tempéré hier un haut responsable américain réagissant à l’information de sa désignation à la tête d’el-Qaëda, estimant par ailleurs que l’Égyptien aurait du mal à diriger la nébuleuse « tout en s’occupant de sa propre survie ».
Pour les experts, le choix de Zawahiri pour succéder à Ben Laden est celui de la logique et de la continuité, même s’il ne jouit pas de la même aura que le fondateur du mouvement. Pour Dominique Thomas, spécialiste de l’islamisme radical à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), « Zawahiri dispose avant tout de la légitimité historique : il fait partie du même groupe générationnel né dans le jihad antisoviétique en Afghanistan dans les années 1980 ». « Il fallait que ce soit une figure qui serve de repère aux militants. Et il n’y en avait pas d’autre : Zawahiri est apparu aux côtés de Ben Laden depuis 15 ans, il a fait le jihad en Afghanistan, c’est une figure de l’islamisme égyptien. C’est aussi un idéologue qui a beaucoup écrit. »
(Source : AFP)
El-Qaëda a désigné son numéro deux, Aymane al-Zawahiri, pour succéder à Oussama Ben Laden, tué début mai par un commando américain au Pakistan, et s’est engagé à poursuivre le jihad contre les États-Unis et Israël, dans un communiqué mis en ligne hier. « Le commandement général d’el-Qaëda annonce, après consultations, la désignation de cheikh Aymane al-Zawahiri à la tête de l’organisation », selon le texte signé du commandement général et publié sur des sites islamistes. Aymane al-Zawahiri, âgé de 59 ans, le « cerveau » et principal porte-parole d’el-Qaëda, devient ainsi l’homme le plus recherché du monde. Sa tête est mise à prix 25 millions de dollars par le département d’État américain. El-Qaëda va poursuivre « le jihad contre les apostats qui agressent la terre d’islam et à...
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