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Liban

La France souhaite du Liban un respect de ses engagements internationaux

C’est hier que la France a officiellement réagi à la formation du nouveau gouvernement sous la forme d’une déclaration du ministère des Affaires étrangères lue par le porte-parole du Quai d’Orsay, Bernard Valéro.
« La formation du gouvernement libanais par le président Nagib Mikati, sous les auspices du président Michel Sleiman, constitue une étape importante pour le Liban et les Libanais », a-t-il déclaré, relevant qu’il est « essentiel que ce gouvernement poursuive la mise en œuvre des obligations et engagements internationaux du Liban, notamment sur le Tribunal spécial pour le Liban et son financement ».
Le communiqué poursuit : « La France souhaite que le nouveau gouvernement puisse répondre aux défis économiques et sociaux auxquels le Liban est confronté et assurer la sécurité et la stabilité du pays, dans le respect de l’État de droit, de la Constitution et de la neutralité de l’État. C’est à l’aune de ces principes et de ses actes que nous jugerons le nouveau gouvernement libanais. La poursuite du dialogue entre toutes les parties et toutes les communautés demeure essentielle à la préservation du modèle d’entente et de coexistence libanais », lit-on dans le texte.
Le ton neutre, voire froid du communiqué, n’a pas échappé à l’attention des milieux diplomatiques arabes en France et certains ambassadeurs, interrogés par L’Orient-Le Jour, ont fait remarquer que les communiqués officiels de Paris dans des circonstances similaires sous les gouvernements Hariri étaient plus enthousiastes et comprenaient des expressions telles que « La France se félicite... » ou « La France réaffirme son soutien... » et autres phrases sur le même registre.
Par ailleurs, de source proche du Quai d’Orsay, on estime que les possibilités d’une visite à Beyrouth du ministre d’État Alain Juppé sont plus grandes, maintenant que le Liban vient de se doter d’un nouveau gouvernement. Cette source ajoute cependant que le chef de la diplomatie française ne se rendra pas au Liban dans un proche avenir, mais qu’il attendra probablement que l’équipe Mikati obtienne la confiance de l’Assemblée sur la base d’une déclaration ministérielle conséquente et consistante.
Interrogée par L’Orient-Le Jour sur la présence au sein de la nouvelle équipe gouvernementale de ministres appartenant au Hezbollah, cette source a indiqué qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter et qu’il s’agit là d’un « exercice de responsabilité » qui consiste à œuvrer pour le bien collectif et à rendre compte de son travail.
Enfin, au sujet d’une visite en France du président Mikati, un responsable du Quai d’Orsay a indiqué que la France a toujours accueilli avec les meilleurs égards les responsables libanais.
C’est hier que la France a officiellement réagi à la formation du nouveau gouvernement sous la forme d’une déclaration du ministère des Affaires étrangères lue par le porte-parole du Quai d’Orsay, Bernard Valéro.« La formation du gouvernement libanais par le président Nagib Mikati, sous les auspices du président Michel Sleiman, constitue une étape importante pour le Liban et les Libanais », a-t-il déclaré, relevant qu’il est « essentiel que ce gouvernement poursuive la mise en œuvre des obligations et engagements internationaux du Liban, notamment sur le Tribunal spécial pour le Liban et son financement ».Le communiqué poursuit : « La France souhaite que le nouveau gouvernement puisse répondre aux défis économiques et sociaux auxquels le Liban est confronté et assurer la sécurité et la stabilité...
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