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Le gouvernement du Liban doit respecter ses "engagements internationaux", estime Paris

La France souhaite que le nouveau gouvernement respecte les engagements internationaux du Liban, notamment sur le Tribunal spécial chargé de juger les assassins de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, a déclaré mardi le ministère des Affaires étrangères.

Le nouveau Premier ministre, Najib Mikati, a refusé de donner au Hezbollah un engagement concernant le TSL et le tribunal sera l'un des principaux défis de son gouvernement, alors que l'acte d'accusation est attendu cette année./

"La formation du gouvernement libanais (...) constitue une étape importante pour le Liban et les Libanais", a estimé le porte-parole du ministère, Bernard Valero, lors d'un point-presse.
Après cinq mois de négociations, le Liban s'est doté lundi d'un nouveau gouvernement dominé par le puissant Hezbollah et ses alliés, un camp soutenu par la Syrie et l'Iran.
"Alors que doit être élaboré le programme du gouvernement, il est essentiel que celui-ci poursuive la mise en oeuvre des obligations et engagements internationaux du Liban, notamment sur le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) et son financement", a-t-il ajouté.
"La France souhaite que le nouveau gouvernement puisse répondre aux défis économiques et sociaux auxquels le Liban est confronté et assurer la sécurité et la stabilité du pays, dans le respect de l'État de droit, de la Constitution et de la neutralité de l'État. C'est à l'aune de ces principes et de ses actes que nous jugerons le nouveau gouvernement libanais", a-t-il poursuivi.
Washington, pour qui le Hezbollah est une formation terroriste, avait également réagi lundi avec prudence, affirmant qu'il jugerait la nouvelle équipe "sur ses actes".
"La poursuite du dialogue entre tous les partis et toutes les communautés demeure essentielle à la préservation du modèle d'entente et de coexistence libanais", a conclu le porte-parole du Quai d'Orsay.
Le 12 janvier, le Hezbollah et ses alliés avaient retiré leurs ministres du gouvernement d'union de Saad Hariri, sur fond de tensions liées au tribunal de l'ONU en charge de l'enquête sur l'assassinat en février 2005 de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, père de Saad.
Le parti chiite, qui s'attend à être accusé par le Tribunal spécial dans ce dossier, a réclamé de M. Hariri, en vain, qu'il désavoue cette instance.
Le nouveau Premier ministre libanais, Najib Mikati, a refusé de donner au Hezbollah un engagement concernant le TSL et le tribunal sera l'un des principaux défis de son gouvernement, alors que l'acte d'accusation est attendu cette année.
Dans une interview lundi avec l'AFP, M. Mikati a gardé le flou concernant sa position à l'égard du tribunal créé par l'ONU en 2007.
"Je ferai tout mon possible pour que le Liban continue de respecter les résolutions internationales, mais j'ai des responsabilités quand il s'agit de la stabilité du Liban", a-t-il dit.
"La formation du gouvernement libanais (...) constitue une étape importante pour le Liban et les Libanais", a estimé le porte-parole du ministère, Bernard Valero, lors d'un point-presse.Après cinq mois de négociations, le Liban s'est doté lundi d'un nouveau gouvernement dominé par le puissant Hezbollah et ses alliés, un camp soutenu par la Syrie et l'Iran."Alors que doit être élaboré le programme du gouvernement, il est essentiel que celui-ci poursuive la mise en oeuvre des obligations et engagements internationaux du Liban, notamment sur le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) et son financement", a-t-il ajouté."La France souhaite que le nouveau gouvernement puisse répondre aux défis économiques et sociaux auxquels le Liban est confronté et assurer la sécurité et la stabilité du pays, dans le respect de l'État de...