Ce recul reflète une détérioration de la perception du risque propre au pays ; le Liban a enregistré à cet égard la quatrième chute la plus significative au classement sur un an, selon le rapport cité par le Lebanon This Week de la Byblos Bank. En effet, les turbulences qu’a traversées le pays à partir de la seconde moitié de 2010, et qui se sont muées en crise politique grave en début d’année, ont joué un rôle important dans la chute du sous-indice propre aux risques politiques. Or ce dernier compose près d’un tiers du score final (30 %).
Il convient de préciser que le classement d’Euromoney évalue le risque de chaque pays en prenant désormais en compte un agrégat de 6 indicateurs de vulnérabilité dont les risques politiques, la performance économique, l’accès au financement bancaire et aux marchés des capitaux, les indicateurs de dette, le défaut de paiement ou le remboursement différé, et les notations de crédit.
Le score obtenu par le Liban s’est élevé à 41,8 points, contre 43,5 points en mars dernier, accusant ainsi une baisse de 4 % en l’espace de 3 mois.
La note qui lui a été attribuée est inférieure aux moyennes mondiale (44,55 points), régionale (46,2 points) et arabe (43,9 points) ainsi qu’à la moyenne des PRMS qui s’est élevée à 42,1 points.
Mondialement, le Liban est arrivé devant le Venezuela, le Nigeria et les Seychelles, et derrière l’Albanie, le Honduras et l’Argentine.
Classement par indicateurs
Au niveau du sous-indice de performance économique, globalement le Liban a été classé au même rang que la Gambie et les Seychelles, devant la Croatie et derrière le Nigeria. Régionalement, le Liban a dépassé la Syrie, mais est arrivé derrière l’Iraq. Parallèlement, dans la catégorie des indicateurs propres à la dette, le Liban a obtenu la même note que la République dominicaine ; il est en outre arrivé devant le Tadjikistan mais derrière la Turquie. Quant au sous-indice de risque politique, le classement du Liban s’est largement détérioré (-10 %).

