L'émir a accepté, par décret, la démission de cheikh Ahmad, également ministre de l'Habitat et du Développement, a annoncé Ali al-Rached, ministre d'Etat aux Affaires du Conseil des ministres, à l'agence officielle Kuna.
Le ministre des Affaires étrangères, cheikh Mohammad Al-Sabah, a été chargé d'assurer l'intérim.
Aucune raison n'a été fournie pour la démission de cheikh Ahmad qui, selon des médias locaux, est engagé dans une lutte pour le pouvoir avec le Premier ministre, cheikh Nasser Mohammad al-Ahmad Al-Sabah, un autre éminent membre de la famille régnante.
Cette lutte pour le pouvoir a éclaté publiquement lors d'une séance houleuse du Parlement le 31 mai.
Des députés qui seraient proches du Premier ministre ont alors voté contre cheikh Ahmad qui voulait soumettre une demande de son audition à une commission parlementaire pour montrer que cette audition violerait la Constitution.
La commission a confirmé samedi que la demande d'audition, dont les auteurs accusent cheikh Ahmad de corruption et de mauvaise gestion, était conforme à la Constitution et devrait être examinée en séance plénière mardi.
Cheikh Ahmad, 48 ans, qui avait occupé depuis 2001 divers postes ministériels, était ces deux dernières années en charge de la réalisation d'un plan quadriennal de développement prévoyant d'investir 112 milliards de dollars pour transformer l'émirat en un centre commercial et financier régional.
Mais sa réalisation a été retardée en raison des crises politiques à répétition secouant le Koweït, qui a pourtant engrangé un excédent de quelque 300 milliards de dollars à la faveur de l'envolée des cours du brut.
Le Premier ministre et cheikh Ahmad sont cousins et neveux de l'émir.


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