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Moyen Orient et Monde - Bahreïn

Ouverture du procès de deux ex-députés de l’opposition chiite

Le procès de deux anciens députés du principal mouvement chiite à Bahreïn s’est ouvert hier devant un tribunal d’exception, selon l’agence officielle BNA. Matar Matar et Jawad Fayrouz, deux députés du mouvement al-Wefaq, qui avaient présenté leur démission en février pour protester contre la répression du mouvement de contestation dans le royaume, avaient été arrêtés début mai. Ils ont comparu séparément mais sont tous deux accusés « d’incitation à un changement de régime », d’avoir « délibérément propagé des rumeurs », et d’avoir « participé à des rassemblements publics », selon l’agence BNA. Les deux hommes ont plaidé non coupables, mais le procureur militaire a estimé que leurs aveux et des « preuves techniques » étaient suffisants pour les condamner.
Parallèlement, la justice a condamné une jeune poétesse chiite à un an de prison pour avoir pris part à ces manifestations contre la monarchie, a-t-on appris auprès d’un proche. Ayat al-Kurmouzi, qui est âgée de 20 ans, a été arrêtée après avoir récité un poème moquant le roi Hamad ben Issa al-Khalifa et réclamant son abdication.
Des milliers de chiites avaient défilé samedi en réponse à l’appel lancé par le Wefaq, dans la première manifestation tolérée depuis mars. Par ailleurs, le roi, Hamad ben Issa al-Khalifa, a annoncé que le dialogue national à Bahreïn, prévu en juillet, sera dirigé par le président de la Chambre des députés, Khalifa Dhahrani. Cité par l’agence officielle BNA, le souverain a précisé que M. Dhahrani est un homme « expérimenté » et un élu qui « représente la volonté du peuple ».
(Source : agences)
Le procès de deux anciens députés du principal mouvement chiite à Bahreïn s’est ouvert hier devant un tribunal d’exception, selon l’agence officielle BNA. Matar Matar et Jawad Fayrouz, deux députés du mouvement al-Wefaq, qui avaient présenté leur démission en février pour protester contre la répression du mouvement de contestation dans le royaume, avaient été arrêtés début mai. Ils ont comparu séparément mais sont tous deux accusés « d’incitation à un changement de régime », d’avoir « délibérément propagé des rumeurs », et d’avoir « participé à des rassemblements publics », selon l’agence BNA. Les deux hommes ont plaidé non coupables, mais le procureur militaire a estimé que leurs aveux et des « preuves techniques » étaient suffisants pour les condamner.Parallèlement, la...
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