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Moyen Orient et Monde - Nucléaire

L’AIEA épingle Damas

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a décidé hier d'épingler la Syrie, soupçonnée d'activités nucléaires illicites, en demandant la saisine du Conseil de sécurité des Nations unies à l'initiative des États-Unis, mais sans l'appui de la Russie et de la Chine. Au cours d'une séance à huis clos, 17 des 35 membres du conseil des gouverneurs de l'agence onusienne ont voté en faveur d'une résolution présentée par les États-Unis, et six contre, ont indiqué des diplomates. L'AIEA ne publie pas officiellement le résultat des votes du conseil, dont la réunion s'est terminée hier. La Chine et la Russie étaient parmi les pays qui l'ont rejetée. Onze pays se sont abstenus, un était absent au moment du vote, selon les mêmes sources.
Les Américains avaient mis au point une résolution contre la Syrie, jugeant qu'elle avait « manqué à ses obligations » concernant les accords de garanties auprès de l'AIEA, en s'appuyant sur un récent rapport de l'agence. Dans ce dernier, elle a affirmé, pour la première fois depuis le début de son enquête il y a trois ans, que le site syrien de Deir el-Zour (al-Kibar), détruit par l'aviation israélienne en septembre 2007, abritait « très probablement » un réacteur nucléaire non déclaré. Washington milite depuis des mois pour sanctionner la Syrie. Les pays européens, le Canada ou encore la Corée du Sud lui ont apporté leur soutien. « Nous espérons que la Syrie aura bien reçu le message », a déclaré après le vote l'ambassadeur américain auprès de l'AIEA, Glyn Davies, encourageant ce pays à désormais coopérer pleinement avec l'agence.
Damas a toujours affirmé qu'il y avait sur le site une installation non nucléaire, mais n'en a fourni aucune preuve, refusant systématiquement l'accès au site des inspecteurs de l'agence après une unique visite en juin 2008. Les puissances occidentales, lasses des obstructions répétées du pays qui mine selon elles la crédibilité de l'AIEA, avaient dès le début de la réunion du conseil des gouverneurs témoigné de leur volonté d'en découdre avec Damas.

(Source : AFP)

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a décidé hier d'épingler la Syrie, soupçonnée d'activités nucléaires illicites, en demandant la saisine du Conseil de sécurité des Nations unies à l'initiative des États-Unis, mais sans l'appui de la Russie et de la Chine. Au cours d'une séance à huis clos, 17 des 35 membres du conseil des gouverneurs de l'agence onusienne ont voté en faveur d'une résolution présentée par les États-Unis, et six contre, ont indiqué des diplomates. L'AIEA ne publie pas officiellement le résultat des votes du conseil, dont la réunion s'est terminée hier. La Chine et la Russie étaient parmi les pays qui l'ont rejetée. Onze pays se sont abstenus, un était absent au moment du vote, selon les mêmes sources.Les Américains avaient mis au point une résolution contre la Syrie, jugeant...
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