Les ministres des Affaires étrangères turc, Ahmet Davutoglu, italien, Franco Frattini, émirati, Abdullah bin Zayed al-Nahayan, et américain, Hillary Clinton, lors de la réunion d’Abou Dhabi, hier, sur la Libye de « l’après-Kadhafi ». Karim Sahib/AFP
« Nous espérions une aide financière plus importante », a réagi un responsable de la rébellion, Fathi al-Baaji. Le CNT, qui affirme n'avoir reçu aucune aide depuis le déclenchement de la rébellion, a annoncé qu'il entendait compter aussi sur ses propres forces. Le responsable du Pétrole et des Finances de la rébellion, Ali Tarhouni, a affirmé que la rébellion allait commencer à produire « bientôt » 100 000 barils par jour de brut pour alimenter ses caisses.
Sur le plan politique, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a affirmé que les jours du régime Kadhafi étaient « comptés ». « Nous travaillons avec nos partenaires internationaux dans le cadre de l'ONU pour préparer l'inévitable : la Libye de l'après-Kadhafi », a-t-elle dit, qualifiant le CNT « d'interlocuteur légitime » du peuple libyen. « Il y a eu une série de discussions, qui se poursuivent encore, dans l'entourage de Kadhafi, et nous savons que ces discussions abordent, entre autres, la possibilité d'une transition », a encore dit Mme Clinton.
Viols en série
Autre victoire politique pour la rébellion, la visite à Benghazi du président sénégalais Abdoulaye Wade qui s'est adressé au colonel Kadhafi en affirmant : « Plus tôt tu partiras, mieux ça vaudra. » « Tu es arrivé au pouvoir par un coup d'État il y a plus de 40 ans, tu n'as jamais fait d'élections, tu as prétendu parler au nom du peuple. (...) Je te regarde maintenant dans les yeux, il faut arrêter les dégâts », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, selon le procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno-Ocampo, les enquêteurs ont des preuves que M. Kadhafi a ordonné des viols en série et fait distribuer pour cela des stimulants sexuels de type Viagra à ses soldats. Tripoli a nié avoir eu recours à la violence contre les civils et accusé l'OTAN de violations des droits de l'homme. Selon une mission onusienne, le conflit a fait entre 10 000 et 15 000 morts au total.
(Source : agences)

