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Liban

La séance parlementaire provoque une guerre d’arguments et de contre-arguments

L'opposition et la majorité s'évertuent chacune à défendre son point de vue concernant la réunion parlementaire. Chacune avance « les preuves » à l'appui de son raisonnement.
« La réunion convoquée pour aujourd'hui (hier) est indiscutablement
anticonstitutionnelle », a indiqué le ministre sortant Jean Oghassabian à Radio-Orient, en insistant sur le fait qu'elle ne peut pas se tenir en présence d'un gouvernement démissionnaire et en rappelant l'avis formulé en ce sens en 2005 par le Conseil constitutionnel. Selon lui, « c'est pour couvrir l'échec du 8 Mars à former un gouvernement que le président de la Chambre, Nabih Berry, a convoqué une réunion avec un ordre du jour extrêmement riche ».
Le même point de vue a été exprimé par le député Jamal Jarrah qui a avancé un autre argument. Il a rappelé que « le 20 avril, lorsqu'il avait été interrogé par la presse sur le point de savoir pourquoi il ne convoquait pas de réunion parlementaire, à la demande du général Michel Aoun, le président de l'Assemblée avait répondu qu'il souhaitait le faire mais qu'il ne le pouvait pas parce que celle-ci serait considérée comme étant anticonstitutionnelle en présence d'un gouvernement d'expédition des affaires courantes ». Réplique du député Ali Bazzi dans une déclaration à la NTV : « Le journaliste avait demandé à M. Berry pourquoi il ne convoquait pas la Chambre pour demander des comptes au gouvernement. »
M. Jarrah a accusé le président de l'Assemblée de « chercher à exacerber les tensions dans le pays ». M. Jarrah s'est interrogé dans ce contexte sur le point de savoir pourquoi ce dernier n'avait pas convoqué le Parlement au cours des deux dernières années, « avant que le gouvernement ne démissionne, en dépit des appels lancés par le 14 Mars dans ce sens ».
Son collègue, Nidal Tohmé, a pour sa part insisté sur le fait qu'il n'est pas possible pour la nouvelle opposition, d'« accepter que le Parlement consacre un précédent en s'arrogeant des pérogatives qui reviennent de droit à l'exécutif ».
Le contre-argument du 8 Mars porte sur la réunion au cours de laquelle une loi d'amnistie en faveur du chef des Forces libanaises, Samir Geagea, avait été votée en 2005, alors même que le gouvernement était démissionnaire à l'époque. Ce à quoi le député Jamal Jarrah a répondu en indiquant qu'« il y a eu un consensus national autour de l'amnistie en faveur de M. Geagea », en rappelant que personne, à l'époque, n'avait présenté de recours contre cette loi. Le député Ali Bazzi a en outre avancé un deuxième argument, repris par son collègue Ali Khreiss, celui de réunions parlementaires tenues alors que le gouvernement Rachid Karamé était démissionnaire.
Mais pour le ministre sortant de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Hassan Mneimné, tout ce débat est inutile. « L'important, a-t-il dit à la Voix du Liban 1000.5, est qu'il n'y a pas de consensus au sujet d'une réunion parlementaire. »
L'opposition et la majorité s'évertuent chacune à défendre son point de vue concernant la réunion parlementaire. Chacune avance « les preuves » à l'appui de son raisonnement.« La réunion convoquée pour aujourd'hui (hier) est indiscutablement anticonstitutionnelle », a indiqué le ministre sortant Jean Oghassabian à Radio-Orient, en insistant sur le fait qu'elle ne peut pas se tenir en présence d'un gouvernement démissionnaire et en rappelant l'avis formulé en ce sens en 2005 par le Conseil constitutionnel. Selon lui, « c'est pour couvrir l'échec du 8 Mars à former un gouvernement que le président de la Chambre, Nabih Berry, a convoqué une réunion avec un ordre du jour extrêmement riche ».Le même point de vue a été exprimé par le député Jamal Jarrah qui a avancé un autre argument. Il a rappelé que...
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