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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Obama déroule le tapis rouge à Merkel

Malgré des divergences sur plusieurs sujets d'actualité sensibles, les deux dirigeants ont affiché leur bonne entente hier à la Maison-Blanche.

Signe de grande considération pour Angela Merkel, Barack Obama est allé dîner lundi soir en tête à tête avec elle dans le « 1789 », un restaurant huppé du quartier historique de Georgetown dans l’ouest de Washington. Jesco Dezel/Bundesregierung/Pool/Reuters

Le président américain, Barack Obama, et la chancelière allemande, Angela Merkel, ont affiché leur bonne entente hier et minimisé les points de friction entre Berlin et Washington au cours d'une visite officielle de la dirigeante allemande à la Maison-Blanche.
Se donnant de l'« Angela » et du « Barack », se qualifiant d'« amis personnels », le premier président noir des États-Unis et la première femme à diriger le gouvernement fédéral allemand ont chacun souligné sur le ton de la plaisanterie qu'ils ne ressemblaient pas physiquement à leurs prédécesseurs, mais que l'alliance entre leurs pays était plus forte que jamais. « L'Allemagne, au cœur de l'Europe, est l'un de nos alliés les plus solides, et la chancelière Merkel est l'un de mes partenaires les plus proches dans le monde », a affirmé M. Obama dans une allocution de bienvenue, au cours d'une cérémonie d'arrivée en grande pompe, avec défilé militaire et 19 coups de canon.
Les deux dirigeants, qui se voyaient pour la dixième fois depuis le début du mandat de M. Obama en janvier 2009, se sont entretenus pendant plus d'une heure dans le bureau Ovale, évoquant en particulier la crise de la dette grecque et la situation en Libye. Selon les médias allemands, l'abstention de l'Allemagne en mars lors du vote du Conseil de sécurité des Nations unies ouvrant la voie à une intervention en Libye a fait grincer quelques dents à Washington. M. Obama n'a pas directement évoqué ce sujet lors de la conférence de presse commune avec Mme Merkel, se contentant de remarquer que le renforcement de la contribution allemande aux forces de l'OTAN en Afghanistan avait permis de dégager davantage de ressources dans l'opération contre le régime du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. « Notre partenariat, notre amitié, repose sur une base très large. Parfois, il peut y avoir des divergences d'opinions (...), ce qui est important, c'est que nous souhaitions le succès de l'autre », a affirmé Mme Merkel. Sur la dette grecque, M. Obama s'est dit persuadé que l'Union européenne était capable de surmonter la crise. Mais il a aussi promis la solidarité des États-Unis face à un dossier « difficile », en soulignant l'importance d'éviter de voir ce problème « faire peser (un) risque sur la reprise économique mondiale ».
Arrivée lundi soir dans la capitale américaine, Angela Merkel en est repartie hier soir. Elle était accompagnée de cinq ministres, dont le vice-chancelier et ministre de l'Économie, Philipp Rosler, et le ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle. Selon la Maison-Blanche, il s'agit de la première visite officielle, événement riche en décorum et en faste, d'un haut dirigeant allemand dans la résidence exécutive américaine depuis 1995, quand Helmut Kohl avait été accueilli par Bill Clinton. M. Obama a remis en personne à Mme Merkel la plus haute décoration civile américaine, la « Presidential Medal of Freedom », attribuée « à des individus ayant contribué à la sécurité ou aux intérêts nationaux des États-Unis ». Le point d'orgue de cette visite a été le dîner d'État hier soir, une occurrence rare réservée aux hôtes de marque. Il s'est agi seulement du quatrième événement du genre organisé à la Maison-Blanche depuis le début de la présidence Obama. Autre signe de considération pour Mme Merkel, M. Obama est allé dîner lundi soir en tête à tête avec elle dans un restaurant huppé du quartier historique de Georgetown, dans l'ouest de Washington, le « 1789 ».
(Source : AFP)
Le président américain, Barack Obama, et la chancelière allemande, Angela Merkel, ont affiché leur bonne entente hier et minimisé les points de friction entre Berlin et Washington au cours d'une visite officielle de la dirigeante allemande à la Maison-Blanche.Se donnant de l'« Angela » et du « Barack », se qualifiant d'« amis personnels », le premier président noir des États-Unis et la première femme à diriger le gouvernement fédéral allemand ont chacun souligné sur le ton de la plaisanterie qu'ils ne ressemblaient pas physiquement à leurs prédécesseurs, mais que l'alliance entre leurs pays était plus forte que jamais. « L'Allemagne, au cœur de l'Europe, est l'un de nos alliés les plus solides, et la chancelière Merkel est l'un de mes partenaires les plus proches dans le monde », a affirmé M. Obama...
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