M. Ban a souligné que réussir à obtenir un accord sur le changement climatique serait la première priorité de son second mandat. « Je n'épargnerai aucun effort », a-t-il dit. « C'est la priorité la plus importante pour l'humanité », a-t-il ajouté, soulignant que les négociations nécessitaient « la volonté collective des dirigeants mondiaux ». « Cela a été un privilège énorme de diriger cette grande organisation. Soutenu par les États membres, je serais profondément honoré de servir une fois de plus », a déclaré M. Ban, décrit comme un bourreau de travail : selon un responsable de l'ONU, il arrive à son bureau vers 07h30 et en repart vers 20h00, mais travaille souvent de chez lui le soir et le week-end.
« Tout au long de mon mandat, j'ai cherché à jeter des ponts », a dit M. Ban en retraçant son bilan. « Trouver un terrain commun est essentiel pour parvenir à des résultats. Ces quatre ans et demi ont marqué une période émaillée de défis extraordinaires pour les Nations unies et la communauté internationale », a-t-il dit. « Nous pouvons être fiers de ce que nous avons accompli ensemble. Nous avons porté les changements climatiques au sommet de l'agenda mondial, nous avons apporté une réponse rapide et efficace dans les zones d'urgence humanitaires en Birmanie, en Haïti, au Pakistan et ailleurs », a-t-il énuméré. « Nous avons sauvé beaucoup de vies humaines et semé les germes de la paix au Soudan, en Somalie, en République démocratique du Congo, en Côte d'Ivoire », a-t-il encore rappelé.
Ban Ki-moon a été critiqué pour ses réticences à soulever le problème des droits de l'homme dans des pays comme la Chine, mais a aussi été salué par les pays occidentaux pour la fermeté qu'il a affichée ces derniers mois dans son soutien au « printemps arabe ».
« C'est une très bonne nouvelle dont je me réjouis », a réagi le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, l'un des premiers responsables internationaux à s'exprimer. « L'ONU, et toute la communauté internationale, doivent pouvoir s'appuyer sur lui, sur sa très solide expérience et sur son autorité. M. Ban Ki-moon a tout le soutien de la France », a-t-il dit. « Tout au long des cinq années écoulées, le secrétaire général a démontré un engagement sans faille au service des Nations unies, de la paix, mais aussi du développement. Nous n'avons pas de doute qu'il fera preuve des mêmes qualités lors de son second mandat à la tête de l'ONU, en s'attachant notamment à renforcer l'efficacité du système onusien », a ajouté M. Juppé.
L'ambassadeur chinois à l'ONU, Li Baodong, a indiqué que la Chine et le groupe des pays asiatiques de l'ONU soutenaient la candidature de M. Ban.
(Source : AFP)

