Le Palais de justice d’Ottawa. Mogerio Barbosa/AFP
La Cour supérieure de l'Ontario a reconnu que le dossier présenté par les autorités françaises était « faible » et qu'il était donc peu probable qu'il permette de prouver la culpabilité de M. Diab.
Cet ex-universitaire né en 1953 avait été arrêté dans la banlieue d'Ottawa en novembre 2008 à la demande de la justice française, qui l'accuse d'être l'auteur de cet attentat meurtrier qui avait fait 4 morts et une quarantaine de blessés près d'une synagogue rue Copernic, le 3 octobre 1980.
M. Diab, qui avait clamé son innocence, affirmait être victime d'une homonymie.
Il avait été remis en liberté fin mars 2009 sous de très strictes conditions, dont celle de porter un bracelet électronique.
S'il est reconnu coupable par la justice française, il risque la prison à perpétuité.
La décision finale d'extrader ou non M. Diab reviendra au ministre canadien de la Justice.
Le magistrat de la Cour supérieure de l'Ontario avait émis des doutes sur la validité des preuves à charge présentées par la France, mais il ne pouvait les écarter en vertu de la loi, comme l'avait réclamé la défense.
L'une de ces preuves est une expertise graphologique fournie par la France. Selon son auteure, Anne Bisotti, une ressemblance existe entre l'écriture de Hassan Diab et un formulaire hôtelier rempli par une personne probablement impliquée dans l'attentat de la rue Copernic.
Cette expertise avait été contestée par trois experts graphologues mobilisés par la défense de M. Diab.
Né au Liban, ayant fait une partie de ses études aux États-Unis, il avait acquis la citoyenneté canadienne en 1993, tout en gardant son passeport libanais.
L'ex-enseignant de sociologie est soupçonné d'avoir fait partie du Front populaire de libération de la Palestine - Opérations spéciales (FPLP - OS), un groupe radical qui serait responsable de l'attentat de la rue Copernic.
Il y a 30 ans, le 3 octobre 1980, une bombe constituée d'une dizaine de kilos de pentrite et fixée sur une moto avait explosé près de la synagogue de la rue Copernic.
Cette moto avait été achetée quelques jours plus tôt par un certain Alexandre Panadriyu, de nationalité chypriote. En réalité, une fausse identité derrière laquelle se serait caché, selon la France, Hassan Diab.


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