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Moyen Orient et Monde - Libye

Premiers contacts diplomatiques entre la Chine et la rébellion

Les rebelles libyens ont enregistré un nouveau succès diplomatique avec la rencontre entre le président du CNT, leur organe politique, et l'ambassadeur de Chine au Qatar, Zhang Zhiliang, a annoncé hier le porte-parole de la diplomatie chinoise, Hong Lei. « Les deux parties ont procédé à un échange de vues sur la situation en Libye », a déclaré M. Hong, répétant que Pékin espérait que la crise pourrait « être résolue par des moyens politiques et que l'avenir de la Libye (serait) décidé par le peuple libyen ».
Membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU avec droit de veto, la Chine s'était abstenue lors du vote en mars ouvrant la voie à des frappes aériennes contre la Libye et a depuis appelé maintes fois à un cessez-le-feu. La Russie avait adopté une position similaire lors du vote à l'ONU, mais elle s'est depuis résolue à réclamer comme les Occidentaux le départ du colonel Mouammar Kadhafi.
En dépit de ces appels, des multiples défections de dirigeants politiques et militaires et des raids quotidiens des avions de l'OTAN, le guide libyen refuse d'abandonner le pouvoir. Dans la nuit de jeudi à vendredi, la capitale a été à nouveau bombardée, en particulier dans le secteur de la résidence du colonel Kadhafi, visée presque chaque jour par les chasseurs de l'OTAN.
Mais plus de deux mois après le début le 19 mars des opérations, chapeautées par l'Alliance atlantique depuis le 31 mars, le Congrès américain devait se prononcer hier sur un projet de résolution demandant des comptes au président Barack Obama. Le texte stipule que le président doit fournir sous 14 jours un rapport expliquant en particulier pourquoi il n'a pas demandé au Congrès son feu vert avant de lancer les opérations, et détaillant « les objectifs politiques et militaires des États-Unis » en Libye. Le projet de résolution demande également une estimation de la durée, de l'ampleur et du coût des opérations prévues par le commandement américain.
Lancée à la mi-février dans la foulée des soulèvements en Tunisie et Égypte voisines, l'insurrection libyenne et sa répression par le régime ont fait entre « 10 000 et 15 000 morts », selon une compilation de l'ONU. Au bilan des combats s'ajoute la catastrophe humanitaire. Plus de 890 000 personnes, essentiellement des travailleurs migrants, ont fui les violences en Libye, et 1 200 sont mortes ou portées disparues après avoir tenté de rejoindre l'Europe en bateau, selon l'ONU.
(Source : AFP)
Les rebelles libyens ont enregistré un nouveau succès diplomatique avec la rencontre entre le président du CNT, leur organe politique, et l'ambassadeur de Chine au Qatar, Zhang Zhiliang, a annoncé hier le porte-parole de la diplomatie chinoise, Hong Lei. « Les deux parties ont procédé à un échange de vues sur la situation en Libye », a déclaré M. Hong, répétant que Pékin espérait que la crise pourrait « être résolue par des moyens politiques et que l'avenir de la Libye (serait) décidé par le peuple libyen ».Membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU avec droit de veto, la Chine s'était abstenue lors du vote en mars ouvrant la voie à des frappes aériennes contre la Libye et a depuis appelé maintes fois à un cessez-le-feu. La Russie avait adopté une position similaire lors du vote à l'ONU, mais elle...
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