Kamal Batal, un grand militant des droits de l’homme, n’est plus
Sandra NOUJEIM
OLJ /
le 04 juin 2011 à 00h02
Photo d’archives où l’on voit Kamal Batal, à la droite de Ghazi Aad, dans la lutte en faveur des détenus dans les geôles syriennes.
Le militant pour les droits de l'homme, Kamal Batal, est décédé subitement hier, à l'âge de 48 ans, où devait fleurir toute la maturité de son engagement. Sa présence vivace sur le terrain de la société civile manquera à beaucoup. Son activisme, initié depuis au moins 20 ans, s'est déployé dernièrement dans deux organisations, le conseil de travail pour la révolution du cèdre et le conseil de travail pour la résolution 1559. Sa ferveur pour le printemps de Beyrouth est née en effet de son ferme respect de l'État de droit et de sa foi en la dignité et la liberté d'abord. Ces deux principes fondamentalement humanistes ont motivé sa défense acharnée des droits de l'homme. Pour le jeune ingénieur à l'idéalisme émotif et obstiné, ces droits surpassaient toute appartenance identitaire et fondaient le principe même de son action, qui n'a pas manqué d'ailleurs d'établir un juste équilibre entre la société civile et l'action politique. À ce niveau, c'est l'entente authentique, non pas simulée, entre chrétiens et musulmans, que ciblait surtout son engagement national. Il était partisan des mesures extrêmes pour faire partager sa vision, qui était celle d'un sage passionné et d'un jeune intarissable. Sa lutte aura déversé son dernier souffle dans la cause des réfugiés syriens au Liban et la formation d'un groupe de pression contre le comportement du régime de Damas. Les figures vraies de l'engagement sont celles qui fondent toutes leurs allégeances à l'individu humain. Parmi ces figures, Kamal Batal aura œuvré toute sa vie pour raviver la dignité ternie de ses confrères et celle de sa patrie...
Le militant pour les droits de l'homme, Kamal Batal, est décédé subitement hier, à l'âge de 48 ans, où devait fleurir toute la maturité de son engagement. Sa présence vivace sur le terrain de la société civile manquera à beaucoup. Son activisme, initié depuis au moins 20 ans, s'est déployé dernièrement dans deux organisations, le conseil de travail pour la révolution du cèdre et le conseil de travail pour la résolution 1559. Sa ferveur pour le printemps de Beyrouth est née en effet de son ferme respect de l'État de droit et de sa foi en la dignité et la liberté d'abord. Ces deux principes fondamentalement humanistes ont motivé sa défense acharnée des droits de l'homme. Pour le jeune ingénieur à l'idéalisme émotif et obstiné, ces droits surpassaient toute appartenance identitaire et fondaient le principe...
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