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Actualités - Épidémie

La bactérie Eceh sème la mort et la zizanie en Europe

La bactérie d'origine inconnue qui a déjà tué 18 personnes semait la zizanie en Europe jeudi, Madrid réclamant des dédommagements après la mise en cause de ses concombres tandis que Moscou décrétait un embargo sur les légumes européens.

L'Allemagne déplorait jeudi plus de 2 000 cas, 500 de plus que mercredi. Des malades ont aussi été enregistrés jusqu'aux États-Unis, tous ayant apparemment transité par l'Allemagne./

Jeudi, l'Allemagne a annoncé un nouveau décès, une femme âgée qui a succombé dans un hôpital de Hambourg (nord). Le bilan passe ainsi à 17 décès en Allemagne, et 18 au total avec celui annoncé en Suède mardi.
La Grande-Bretagne a à son tour signalé des cas d'infection à la bactérie E.coli (Eceh), tous liés à l'Allemagne.
Rapidement désignés comme le vecteur de la maladie par les autorités sanitaires de Hambourg, épicentre de l'épidémie, les légumes espagnols sont désormais hors de cause. La Commission européenne a levé mercredi soir la mise en garde qui pesait sur eux.
Mais les dommages sont considérables pour l'agriculture espagnole, qui a vu ses exportations s'effondrer. Le Premier ministre du pays José Luis Rodriguez Zapatero est monté au créneau jeudi pour réclamer à l'Union européenne des "dédommagements des préjudices provoqués".
La veille, son ministre de l'Intérieur Alfredo Perez Rubalcabasa n'avait pas exclu une plainte contre les autorités de Hambourg.
Les Pays-Bas, l'Allemagne et, depuis jeudi, le Portugal réclament aussi des aides pour leur agriculture, alors que la décision de la Russie jeudi de décréter un embargo sur les légumes en provenance d'Europe risque d'aggraver la crise.
Le pays interdit depuis ce jeudi les importations de légumes frais en provenance de tous les pays de l'Union européenne.
La Commission européenne a immédiatement protesté, annonçant qu'elle allait demander à la Russie des explications sur cette décision qu'elle juge "disproportionnée", selon un porte-parole de la Commission européenne.
Les exportations de légumes vers la Russie représentent environ 600 millions d'euros par an.
Le temps presse pour trouver le vecteur de la contamination. Le concombre exclu, les chercheurs allemands, qui planchent depuis des jours sur des centaines d'échantillons, sont face à une tâche gigantesque.
Ce ne sera "pas facile", a déclaré mercredi le commissaire européen à la Santé John Dalli, ajoutant que "ce n'est plus une question de traçabilité. Il faut demander aux gens ce qu'ils ont mangé".
L'incubation est d'une dizaine de jours avant que la maladie ne se déclare, précisent les experts de la Commission.
Seule certitude: les crudités, consommées en grande quantité en cette saison, les fruits, mais aussi la viande sont dans la ligne de mire des scientifiques.
Le Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies (ECDC), basé à Stockholm, a confirmé jeudi l'identité de la bactérie comme une souche rare d'Escherichia coli, précisant que l'origine de la contamination était toujours à l'étude.
Les recherches se poursuivent avec de nouveaux outils. L'Institut fédéral allemand pour l'évaluation des risques (BfR) a mis au point un nouveau test, en coopération avec des chercheurs français de l'Agence nationale de la sécurité sanitaire (Anses), pour détecter la bactérie dans les aliments.
La maladie se manifeste par des hémorragies du système digestif, et dans les cas les plus graves, par des troubles rénaux (syndrome hémolytique et urémique, SHU).
L'Allemagne déplorait jeudi plus de 2 000 cas, 500 de plus que mercredi. Des malades ont aussi été enregistrés jusqu'aux États-Unis, tous ayant apparemment transité par l'Allemagne.
Jeudi, l'Allemagne a annoncé un nouveau décès, une femme âgée qui a succombé dans un hôpital de Hambourg (nord). Le bilan passe ainsi à 17 décès en Allemagne, et 18 au total avec celui annoncé en Suède mardi.La Grande-Bretagne a à son tour signalé des cas d'infection à la bactérie E.coli (Eceh), tous liés à l'Allemagne.Rapidement désignés comme le vecteur de la maladie par les autorités sanitaires de Hambourg, épicentre de l'épidémie, les légumes espagnols sont désormais hors de cause. La Commission européenne a levé mercredi soir la mise en garde qui pesait sur eux.Mais les dommages sont considérables pour l'agriculture espagnole, qui a vu ses exportations s'effondrer. Le Premier ministre du pays José Luis Rodriguez Zapatero est monté au créneau jeudi pour réclamer à l'Union européenne des...