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Liban

La crise des télécoms fait resurgir des interrogations sur l’État

La crise des télécommunications, axée sur le troisième réseau de téléphonie mobile et qui s'est transformée en une confrontation entre le ministre Charbel Nahas et le directeur général des Forces de sécurité intérieure (FSI), le général Achraf Rifi, poussant le ministre de l'Intérieur Ziyad Baroud à renoncer à ses fonctions, continue de susciter de nombreuses réactions, notamment dans le camp du 14 Mars.
Certaines de ces réactions ont été plus loin que les faits. Le député Mohammad Kabbara, Bloc du futur, a dénoncé « la détérioration de la situation dans le pays jour après jour, dans le cadre d'une mise à l'écart de la loi et de l'État au profit du mini-État ». Et d'ajouter : « La crise provoquée par le ministre Nahas est un service rendu au Hezbollah, puisqu'elle vise à porter atteinte au prestige de l'État par le démantèlement d'équipements qui lui appartiennent, d'une part, et parce qu'elle vise le général Rifi, d'autre part. Celui-ci représente en effet un pôle incontournable dans l'équation sécuritaire, étant donné qu'il préside un appareil sécuritaire que le Hezbollah n'a pu infiltrer. »
Beaucoup de ces réactions ont attaqué Nahas, défendu Rifi ou encore critiqué Baroud. Selon le député Imad Hout, Bloc du futur, « le général Rifi ne faisait que répondre à un appel de protection, et il s'est retiré sans problème quand l'armée a pris le contrôle du bâtiment ». Il s'est demandé si « le service de renseignements des FSI fait l'objet d'une campagne de dénigration en raison de sa contribution au démantèlement de réseaux d'espionnage au profit d'Israël ».
Le député Khodr Habib, Bloc du futur également, a exigé que « Nahas soit déféré devant la justice pour avoir refusé de livrer les recettes de son ministère au Trésor public », estimant que « le général Rifi a voulu préserver les deniers publics, ni plus ni moins ». Le même député a accusé Baroud d'avoir renoncé à ses fonctions « pour tenter d'améliorer ses relations avec le député Michel Aoun (chef du Bloc du changement et de la réforme), ajoutant que « cette décision n'est pas compréhensible en pareilles circonstances ».
L'ancien député Hassan Rifaï a estimé pour sa part que « la décision de Baroud était hâtive ». Il a expliqué qu'un directeur général a le droit de remettre en question l'application immédiate d'une décision s'il trouve qu'elle va à l'encontre de l'intérêt public et que, dans ce cas, le ministre doit envoyer une autre lettre certifiant la première.
Le député Ahmad Fatfat, Bloc du futur, a lui aussi estimé que « Nahas est le seul qui ait transgressé la loi et outrepassé ses prérogatives ». « Il y a des activités douteuses au ministère des Télécommunications, comme des équipements transmis à des parties données sous prétexte de servir l'intérêt de l'État », a-t-il ajouté. Tel était aussi l'avis du député Atef Majdalani, qui a considéré que Nahas « a transgressé la loi ». Pour sa part, le député Ammar Houri n'a vu dans l'action de Nahas « qu'une représentation dramatique ». « Il finira par se rendre à l'évidence de la Constitution et de la loi », a-t-il ajouté.
Parlant plus spécifiquement d'Ogero, le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Hassan Mneimné, a rappelé qu' » il s'agit d'une organisation autonome qui a ses règles et sur laquelle le ministre n'exerce qu'une autorité limitée de tutelle ». Il a estimé qu'il y a de fortes probabilités que « cette polémique finisse en débat purement politique, comme cela a été le cas pour d'autres polémiques par le passé ».
La crise des télécommunications, axée sur le troisième réseau de téléphonie mobile et qui s'est transformée en une confrontation entre le ministre Charbel Nahas et le directeur général des Forces de sécurité intérieure (FSI), le général Achraf Rifi, poussant le ministre de l'Intérieur Ziyad Baroud à renoncer à ses fonctions, continue de susciter de nombreuses réactions, notamment dans le camp du 14 Mars. Certaines de ces réactions ont été plus loin que les faits. Le député Mohammad Kabbara, Bloc du futur, a dénoncé « la détérioration de la situation dans le pays jour après jour, dans le cadre d'une mise à l'écart de la loi et de l'État au profit du mini-État ». Et d'ajouter : « La crise provoquée par le ministre Nahas est un service rendu au Hezbollah, puisqu'elle vise à porter atteinte au...
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