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Moyen Orient et Monde - Crise

En Libye, rebelles et régime ont commis des crimes de guerre

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a indiqué, hier, dans un rapport, que le régime et les forces rebelles avaient commis des crimes de guerre. Le régime de Kadhafi est, en sus, accusé d’avoir commis des crimes contre l’humanité.

Un enfant brandit un pistolet non loin du parking d’un hôtel de Benghazi, où s’est produite une explosion hier qui n’aurait pas fait de victimes. Gianluigi Guercia/AFP

Une commission d'enquête de l'ONU a estimé hier que le régime libyen comme les forces de l'opposition avaient commis des crimes de guerre dans le pays. Une commission d'enquête créée par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a annoncé avoir identifié « une série de violations graves » des droits de l'homme et du droit international humanitaire. Elle a également évoqué « des crimes contre l'humanité et crimes de guerre » commis par les forces gouvernementales ainsi que quelques actes qui constituent des crimes de guerre « de la part des forces d'opposition.
À Bruxelles, l'OTAN a estimé que le départ du colonel Kadhafi n'était qu'une question de temps. « La question n'est pas de savoir si Kadhafi va partir, mais quand, a déclaré le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Anders Fogh Rasmussen. Cela pourrait prendre un certain temps, mais cela pourrait aussi survenir dès demain, a-t-il précisé. » Quelques heures plus tôt, M. Rasmussen a annoncé dans un communiqué une prolongation pour trois mois de la mission de l'OTAN en Libye, qui devait à l'origine s'achever à la fin du mois de juin. L'OTAN a pris le 31 mars les rênes de l'opération militaire en Libye, lancée le 19 mars après plus d'un mois de révolte réprimée dans le sang par le régime du colonel Kadhafi, au pouvoir depuis près de 42 ans.
À Benghazi, « capitale » de la rébellion, une forte explosion d'origine indéterminée a éventré deux voitures sur le parking d'un grand hôtel - le Tibesti - hébergeant des diplomates, des journalistes et des responsables de l'opposition, apparemment sans faire de victime. À Tripoli, le régime a continué de s'effriter. Le ministre du Pétrole, Choukri Ghanem, a déclaré à Rome avoir « quitté (son) pays » pour rejoindre la rébellion et « combattre pour un État démocratique », selon l'agence italienne ANSA. M. Ghanem avait quitté la Libye il y a deux semaines pour la Tunisie puis pour une destination inconnue. Il a déclaré être arrivé à Rome mardi. « J'ai travaillé en Libye pendant de nombreuses années, en pensant pouvoir faire des réformes de l'intérieur. Mais ce n'est pas possible, surtout maintenant que le sang a été versé », a-t-il expliqué. M. Ghanem a toutefois précisé qu'il ne travaillait pas encore avec le Conseil national de transition (CNT), l'organe représentatif des insurgés libyens. À propos d'éventuels pourparlers avec M. Kadhafi, il a rappelé que ce dernier avait rencontré il y a deux jours le président sud-africain Jacob Zuma. Il « est déjà en train de négocier », a-t-il dit. « En Libye, il y a beaucoup de pressions à l'intérieur et à l'extérieur. Il faut attendre pour voir ce qui se passera, il peut y avoir beaucoup d'issues, y compris une solution pacifique », a indiqué M. Ghanem.
D'autre part, le haut commandant des forces américaines pour l'Afrique (Africom), le général Carter Ham, a évoqué la prolifération des armes dans la région en provenance de Libye et susceptibles de tomber entre les mains d'el-Qaëda, assurant partager « l'inquiétude des pays du Sahel » à ce sujet.
(Source : agences)

Une commission d'enquête de l'ONU a estimé hier que le régime libyen comme les forces de l'opposition avaient commis des crimes de guerre dans le pays. Une commission d'enquête créée par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a annoncé avoir identifié « une série de violations graves » des droits de l'homme et du droit international humanitaire. Elle a également évoqué « des crimes contre l'humanité et crimes de guerre » commis par les forces gouvernementales ainsi que quelques actes qui constituent des crimes de guerre « de la part des forces d'opposition.À Bruxelles, l'OTAN a estimé que le départ du colonel Kadhafi n'était qu'une question de temps. « La question n'est pas de savoir si Kadhafi va partir, mais quand, a déclaré le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Anders Fogh Rasmussen. Cela...
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