La Russe Maria Sharapova, tête de série n° 7, s’est qualifiée hier pour les demi-finales de Roland-Garros en dominant l’Allemande Andrea Petkovic, n° 15, en deux sets (6-0, 6-3) et en une heure 31. Jacques Demarthon/AFP
Paris n'aura d'yeux que pour Bartoli qui tentera de devenir la deuxième Française de l'ère Open après Mary Pierce à atteindre la finale de « son » grand chelem, face à Schiavone, déterminée, elle, à défendre son titre.
L'Italienne est la seule des quatre demi-finalistes à connaître le parfum d'une finale à Paris, un avantage certain tellement l'acclimatation à l'air raréfié des fins de tournois joue un rôle capital en tennis.
Sharapova n'a encore jamais connu ce sommet à Roland-Garros, mais la Russe a déjà remporté les trois autres tournois du grand chelem. « J'ai déjà connu ce type de situations, l'expérience va m'aider », a-t-elle commenté après sa victoire limpide (6-0, 6-3) sur l'Allemande Andrea Petkovic.
Sharapova, dont ce sera la première demi-finale en grand chelem depuis son titre à l'Open d'Australie en 2008, n'est pas seulement la fille avec le plus beau palmarès du carré final. Elle a également retrouvé la grande forme ces dernières semaines sur une surface qui n'est pourtant pas sa préférée.
Avant de débarquer à Paris, elle a remporté à Rome son premier tournoi de cette importance depuis trois ans, semblant enfin chasser les doutes qui l'accompagnaient depuis son opération à l'épaule droite en 2008.
« Sans les moments difficiles que j'ai traversés, les bons moments n'auraient pas autant de saveur. C'est très excitant d'être de retour dans le dernier carré d'un grand chelem, je suis contente que ce soit ici », a-t-elle expliqué après avoir fait admirer sa puissance de feu face à Petkovic qui n'a pas résisté à la pression de son adversaire et de l'enjeu.
« Ce n'était pas mon jour, a commenté l'Allemande. Mais Maria est une grande championne. Elle est très stable mentalement, elle a beaucoup d'expérience. Je pense qu'elle a une bonne chance de réussir son grand chelem en carrière ici. »
Li Na compte cependant défendre chèrement sa peau à l'heure de rencontrer sa troisième grosse frappeuse de rang, après Petra Kvitova et Victoria Azarenka dont elle a douché (7-5, 6-2) les ambitions mercredi.
Azarenka avait pourtant réussi le début du tournoi le plus impressionnant de toutes. Mais la Bélarusse, qui n'a encore jamais atteint le dernier carré d'un grand chelem, a encore calé au moment où ça compte le plus.
Li Na commence, elle, à devenir une régulière à ce niveau. Elle a disputé les quarts de finale de cinq de ses sept tournois majeurs et reste sur une finale à l'Open d'Australie, une première pour une Chinoise.
Allergique à la terre battue jusque-là, elle est elle-même étonnée d'arriver aussi loin à Roland-Garros. « Les trois autres tournois du grand chelem oui, mais pas ici, a-t-elle dit. J'ai été trop influencée par ceux qui disaient que je n'étais pas bonne sur terre battue. »
« Ils vont pouvoir changer d'avis maintenant », a noté la championne de Wuhan après être devenue la deuxième joueuse asiatique à se hisser dans le dernier carré à Roland-Garros après la Japonaise Kimiko Date-Krumm en 1995.
©AFP
Le programme d'aujourd'hui
Court central
Li Na (Chn/n° 6)-Maria Sharapova (Rus/n° 7)
Francesca Schiavone (Ita/n° 5)-Marion Bartoli (Fra/n° 11).

