Moubarak serait trop malade pour être transféré en prison
Le parquet égyptien a estimé hier que l'état de santé de l'ex-président Hosni Moubarak, en détention préventive à l'hôpital de Charm el-Cheikh, sur la mer Rouge, ne permettait pas encore son transfert dans une prison du Caire en attendant son procès. L'ancien chef d'État, hospitalisé depuis le 13 avril après un malaise cardiaque pendant un interrogatoire, doit être jugé - à une date qui n'a pas encore été fixée - pour le meurtre de manifestants pendant la révolte qui l'a renversé le 11 février et pour enrichissement illégal. D'après les médecins, M. Moubarak est déprimé et présente des risques de crise cardiaque. Il risque aussi de perdre brièvement conscience en raison de problèmes de circulation et ne peut pas se lever seul.
Deux journalistes et un blogueur interrogés par la justice militaire
Deux journalistes (Rim Magued et Nabil Charafeddine) et un blogueur égyptiens (Hossam al-Hamalawy) ont été interrogés hier pendant près de trois heures par la justice militaire pour avoir critiqué l'armée. Rim Magued a affirmé à la presse en sortant qu'il ne s'agissait pas d'une enquête mais que l'armée avait souhaité leur parler pour « clarifier » certaines de leurs déclarations. « Ils nous ont aussi demandé de fournir à la justice militaire toutes les informations dont nous disposerions sur des violations commises par la police militaire », a ajouté M. al-Hamalawy. Répondant à un appel lancé sur Facebook, une centaine de personnes ont manifesté hier au Caire pour la liberté d'expression et contre les procès de civils devant des tribunaux militaires.
Koweït
L'audition du Premier ministre reportée de deux semaines
Les députés koweïtiens ont décidé hier de reporter de deux semaines l'audition du Premier ministre et d'un ministre, soupçonnés respectivement d'atteinte à la sécurité nationale et de corruption. Le Premier ministre, cheikh Nasser Mohammad al-Ahmad al-Sabah, a demandé le report pour mieux étudier l'objet de son audition. Son audition a été initiée la semaine dernière par trois députés de l'opposition qui l'accusent notamment de nuire à la sécurité de l'émirat en favorisant de bonnes relations avec l'Iran aux dépens des autres monarchies du Golfe.
Tunisie
La commission électorale n'exclut pas une nouvelle date de scrutin
Le président de la commission électorale tunisienne, Kamel Jendoubi, n'exclut pas de fixer « une nouvelle date » pour les prochaines élections, dans un entretien publié hier. La presse tunisienne évoquait ces derniers jours le scénario d'une élection le 4 septembre, qui fait figure de compromis entre la date initialement prévue du 24 juillet et celle du 16 octobre défendue par la commission électorale. Si le calendrier établi par la commission « prévoit comme nouvelle date du scrutin le 16 octobre prochain », pour des raisons logistiques, « il est évident que ce report ne convient pas à certains partis » politiques, admet M. Jendoubi au quotidien tunisien La Presse.
Gérard Longuet a séjourné à Tunis en 2006 aux frais de Ben Ali
Le ministre français de la Défense Gérard Longuet a séjourné durant deux jours en 2006 dans un palace tunisien aux frais du régime du président Ben Ali, alors qu'il était responsable parlementaire, a indiqué hier un responsable de l'Office national du tourisme tunisien (ONTT). « Nous avons payé son hébergement et le restaurant, il a payé les extras », lors d'un séjour du 10 au 12 août 2006, a déclaré le chef du service marché français de l'ONTT, Amine Hajri, confirmant des informations révélées par l'hebdomadaire Les Inrockuptibles, qui devraient paraître aujourd'hui. M. Longuet, de son côté, a exclu hier toute démission tout en se disant prêt à rembourser. Une affaire semblable avait entraîné la démission de la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie à la fin de l'année dernière.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef