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Moyen Orient et Monde - Tension

Nouvelle journée de violence au Yémen : plus de 27 morts

Treize soldats périssent dans une attaque d'el-Qaëda à Zinjibar ; sept combattants de cheikh Ahmar tués dans des combats à Sanaa ; sept manifestants tombent sous les balles de la police à Taëz.
Sept manifestants ont été tués par la police qui voulait empêcher tout nouveau rassemblement hostile au régime du président Ali Abdallah Saleh, hier à Taëz, au lendemain d'un bain de sang dans cette grande ville du sud-ouest du Yémen. Selon des témoins, les forces de sécurité étaient déployées en force à Taëz, à la pointe de la contestation.
« Le bureau des Nations unies aux droits de l'homme a reçu des informations, qui restent à être pleinement vérifiées, indiquant que plus de 50 personnes ont été tuées depuis dimanche à Taëz par l'armée yéménite, la garde républicaine ainsi que d'autres éléments affiliés au gouvernement », a indiqué la commissaire Navi Pillay dans un communiqué. Le sit-in de la place de la Liberté a été réprimé « à l'aide de canons à eau, de bulldozers et de balles réelles », a-t-elle ajouté, faisant également état de « centaines de blessés ».
Les États-Unis ont condamné hier les « attaques aveugles » perpétrées par les forces de sécurité yéménites à Taëz. La chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton, s'est dit de son côté « choquée » par l'usage de la force dans cette ville et a appelé le président Saleh à signer « sans délai » un plan de sortie de crise proposé par les monarchies du Golfe prévoyant son départ. « Il est temps maintenant, sans nouvelles échappatoires, de signer et de mettre en œuvre l'offre de médiation du Conseil de coopération du Golfe (CCG) », a souligné Mme Ashton dans un communiqué. Mais l'opposition yéménite a estimé hier que ce plan sur une transition du pouvoir n'était plus d'actualité, dix jours après le refus du président Saleh de le signer. « Cet accord est terminé », a déclaré son porte-parole.
À Sanaa, de violents combats ont opposé de nouveau hier les forces du président Saleh et celles du chef tribal des Hached, cheikh Sadek el-Ahmar, qui a rejoint l'opposition. Ces violences, qui interviennent après quatre jours d'un calme relatif, ont fait au moins sept tués parmi les partisans du chef tribal. Les combats se sont également poursuivis hier dans le quartier d'al-Hasaba, dans le nord de Sanaa, où se trouve la résidence de cheikh el-Ahmar. Le secteur était déserté et les habitants se terraient chez eux.
Les autorités ont accusé cheikh Ahmar d'avoir rompu la trêve, le site Internet du ministère de la Défense affirmant que les combattants tribaux ont pris le contrôle du siège du parti du président Saleh et de celui de la Compagnie des eaux. Des sources proches de cheikh Ahmar ont accusé au contraire les autorités d'avoir repris les tirs sur la résidence du chef tribal. Deux obus auraient par ailleurs touché le quartier général à Sanaa du général rallié à la contestation, Ali Mohsen el-Ahmar, a indiqué une source proche du général. Une source médicale a indiqué que quatre blessés parmi les hommes du général dissident avaient été admis dans un hôpital de campagne, installé sur la place du Changement, épicentre de la contestation à Sanaa.
Parallèlement, dans le sud du Yémen, 13 militaires sont morts hier dans le secteur de Zinjibar, portant à 41 le nombre des militaires et civils tués depuis dimanche, lorsque des centaines de combattants présumés d'el-Qaëda ont pris le contrôle de cette ville, chef-lieu de la province d'Abyane, un fief du réseau extrémiste.
(Source : AFP)
Sept manifestants ont été tués par la police qui voulait empêcher tout nouveau rassemblement hostile au régime du président Ali Abdallah Saleh, hier à Taëz, au lendemain d'un bain de sang dans cette grande ville du sud-ouest du Yémen. Selon des témoins, les forces de sécurité étaient déployées en force à Taëz, à la pointe de la contestation.« Le bureau des Nations unies aux droits de l'homme a reçu des informations, qui restent à être pleinement vérifiées, indiquant que plus de 50 personnes ont été tuées depuis dimanche à Taëz par l'armée yéménite, la garde républicaine ainsi que d'autres éléments affiliés au gouvernement », a indiqué la commissaire Navi Pillay dans un communiqué. Le sit-in de la place de la Liberté a été réprimé « à l'aide de canons à eau, de bulldozers et de balles...
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