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Sport

Quand Li Na vire son mari...

Li Na sera la première représentante du tennis chinois en quarts de finale à Roland-Garros grâce à sa victoire sur la Tchèque Petra Kvitova 2-6, 6-1, 6-3. Li Na compte déjà à son palmarès une finale de tournoi du grand chelem, jouée et perdue cette année face à Kim Clijsters à l’Open d’Australie. Elle a également atteint les demi-finales à Melbourne en 2010, les quarts à Wimbledon en 2006 et 2010, et à l’US Open en 2009. Jacques Demarthon/AFP

Li Na, à la baisse après sa finale à l'Open d'Australie en janvier, va mieux depuis qu'elle a viré son entraîneur qui n'était autre que son mari, a expliqué la première Chinoise à atteindre les quarts de finale de Roland-Garros hier.
Septième mondiale à 29 ans, Li Na s'est toujours fait remarquer par son caractère rebelle qui lui vaut une belle cote de sympathie sur le circuit.
N'hésitant pas à se colorer les cheveux « de toutes les couleurs », arborant un tatouage sur une omoplate, la championne de Wuhan a dans le temps bataillé avec sa fédération de tutelle, se plaignant des cadences infernales mises en place en vue des Jeux de Pékin et du fait qu'elle encaisse la plupart de ses gains.
Li Na avait également interrompu sa carrière naissante il y a neuf ans pour suivre des cours de journalisme à l'université, aux côtés de son futur mari, devenu depuis la dernière « victime » du caractère affranchi de son épouse.
Au printemps, après quatre éliminations de suite au premier tour, Jiang Shan s'est vu délicatement signifier que sa carrière d'entraîneur de sa femme était terminée, qu'il était rétrogradé au rang de « sparring-partner » et que c'était désormais le Danois Michael Mortensen qui allait tenir les rênes.

Besoin d'un « break »
« Mari et entraîneur, ce n'est pas facile à concilier, explique Li Na. Ça faisait beaucoup de temps passé ensemble sur le court et en dehors, 24 heures par jour pendant trois ans. J'étais fatiguée, bien sûr. »
« On a eu besoin d'un "break". Alors j'ai demandé à Michael de donner un coup de main. C'est notre troisième tournoi ensemble. On verra ensuite si on peut continuer comme ça, s'il peut voyager avec nous, car il a de la famille. »
Mais attention ! Jiang Shan est toujours là et continue à être le mari et le supporter n° 1 de Li Na dont il suit les matches avec une émotion extrême.
Au premier tour, il a quitté les tribunes lors du deuxième set de sa chérie face à la Tchèque Barbora Zahlavova Strycova. Rebelote hier puisqu'il s'est une nouvelle fois éclipsé lorsque Li Na a été menée 3-0 au troisième set par une autre Tchèque, Petra Kvitova, avant de renverser la vapeur (2-6, 6-1, 6-3).
« Il est tendu », confie dans un sourire espiègle la Chinoise qui aime bien taquiner son mari, dont elle disait à l'Open d'Australie qu'il n'arrêtait pas de ronfler et qu'il la réveillait toutes les heures !
Cela ne l'empêche pas d'être une sacrée championne puisqu'elle a désormais atteint les quarts de finale dans chacun des quatre tournois du grand chelem, avec ou sans mari.
(Source : AFP)
Li Na, à la baisse après sa finale à l'Open d'Australie en janvier, va mieux depuis qu'elle a viré son entraîneur qui n'était autre que son mari, a expliqué la première Chinoise à atteindre les quarts de finale de Roland-Garros hier.Septième mondiale à 29 ans, Li Na s'est toujours fait remarquer par son caractère rebelle qui lui vaut une belle cote de sympathie sur le circuit.N'hésitant pas à se colorer les cheveux « de toutes les couleurs », arborant un tatouage sur une omoplate, la championne de Wuhan a dans le temps bataillé avec sa fédération de tutelle, se plaignant des cadences infernales mises en place en vue des Jeux de Pékin et du fait qu'elle encaisse la plupart de ses gains.Li Na avait également interrompu sa carrière naissante il y a neuf ans pour suivre des cours de journalisme à l'université, aux...
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